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Le couronnement du 33

Patrick Roy

Patrick Roy

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Le Canadien de Montréal annonce le retrait du numéro 33 du gardien Patrick Roy. La cérémonie protocolaire aura lieu le 22 novembre prochain.

« C'est ici que ç'a commencé, c'est ici que ça doit se terminer. »

Patrick Roy aura été le dernier joueur du Canadien à arborer le 33.

Le Canadien de Montréal a annoncé jeudi que le numéro sacré du gardien sera retiré le 22 novembre prochain.
22 + 11 = 33...

« Mon départ a été différent de celui que j'espérais. [...] On a senti que j'abandonnais le Canadien. Mais le 2 décembre 1995, j'ai senti que le Canadien m'abandonnait. On ne peut rien faire pour le passé, mais c'est la chance de tourner la page. Je suis très heureux de revenir dans la grande famille du Canadien. »

Roy a reçu l'appel du propriétaire de l'équipe, George Gillett, la semaine dernière. Devant un parterre de journalistes, M. Gillett a d'ailleurs relaté avec humour sa rencontre avec Roy: derrière une baie vitrée de son siège dans l'aréna de l'Avalanche du Colorado.

Aussi présent, le président de l'équipe, Pierre Boivin, a résumé la carrière de la légende. « Il ne peut faire aucun doute que le chandail de Patrick a sa place avec les 14 autres. »

Boivin a aussi annoncé l'installation d'un anneau d'honneur ceinturant le Centre Bell pour honorer les 44 joueurs et 10 bâtisseurs du Canadien admis au Temple de la renommée.

Le président du Canadien a aussi confirmé que le 33 de Roy serait le seul chandail retiré au cours de la saison.

Une carrière exceptionnelle

À sa toute première saison complète dans l'uniforme du Bleu-blanc-rouge, en 1986, Roy a gagné la Coupe Stanley.

C'était le premier jalon d'un parcours exceptionnel: 4 Coupes Stanley, dont 2 avec le Canadien, 3 trophées Vézina, 3 Conn-Smythe... et 551 victoires, plus que quiconque dans l'histoire.

Comme entraîneur, malgré ses écarts de conduite médiatisés, il a aussi soulevé la Coupe Memorial avec les Remparts de Québec.

« J'étais un peu naïf, a expliqué à Radio-Canada Sports Jean Perron, l'entraîneur qui lui a donné sa première chance. Je ne connaissais pas trop les rudiments de la LNH. Quand j'ai mentionné à Serge Savard que je vouais garder Patrick avec Steve Penney et Doug Soetaert, il m'a dit qu'un trio dans la LNH, ce serait la guerre. J'ai dit: "Serge, c'est notre meilleur, il faut le garder". Je ne savais pas dans quoi je m'embarquais, mais le temps m'a donné raison. »

L'entraîneur de gardiens François Allaire, lui, a souligné la capacité d'apprentissage de son ancien protégé.

« Le plus impressionnant avec Patrick est sa capacité d'apprendre. Sa capacité d'essayer des choses en entraînement et de les appliquer presque instantanément dans le match. J'ai toujours dit que Patrick avait une intelligence sportive supérieure à la moyenne. »

Il lui a aussi donné également la paternité de toute une génération de gardiens de but, des Pascal Leclaire aux Jean-Sébastien Giguère.

« Plusieurs jeunes Québécois ont décidé de devenir gardiens de but plutôt que défenseur, joueur d'avant, ou joueur de soccer ou joueur de tennis, tout simplement. »

Le Canadien a déjà retiré deux chandails de gardiens: le numéro 1 de Jacques Plante et le numéro 29 de Ken Dryden.

L'Avalanche a aussi retiré le 33 en 2003, quelques mois après la retraite de Roy. Le gardien étoile a été intronisé au Temple de la renommée le 13 novembre 2006.

Retour sur une transaction douteuse

Quand Roy parle de ce fameux 2 décembre 1995, il fait référence à ce tristement célèbre match contre les Red Wings de Detroit au Forum de Montréal.

Il avait été retiré après le 9e but des Wings, quelques instants après avoir célébré un arrêt de routine. Déjà à couteaux tirés avec l'entraîneur de l'époque, Mario Tremblay, Roy avait glissé quelques mots à l'oreille de Ronald Corey à son retour au banc du CH.

Celui qu'on surnommait « Casseau » a quitté Montréal en direction du Colorado quatre jours plus tard.

Pour mettre la main sur Roy et Mike Keane, l'Avalanche avait cédé Jocelyn Thibault, Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky. Une transaction qui a rapidement tourné à l'avantage de Pierre Lacroix et de l'Avalanche.

Cette fin horrible à un si brillant passage à Montréal a longtemps jeté un ombrage sur les relations entre Roy et le Canadien. Un froid qui a officiellement pris fin jeudi.

Les numéros retirés du CH

  • 1 - Jacques Plante
  • 2 - Doug Harvey
  • 4 - Jean Béliveau
  • 5 - Bernard Geoffrion
  • 7 - Howie Morenz
  • 9 - Maurice Maurice
  • 10 - Guy Lafleur
  • 12 - Dickie Moore et Yvan Cournoyer
  • 16 - Henri Richard
  • 18 - Serge Savard
  • 19 - Larry Robinson
  • 23 - Bob Gainey
  • 29 - Ken Dryden
  • 33 - Patrick Roy

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