•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'État à la rescousse

Fannie Mae, géant du refinancement de crédit aux États-Unis
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Washington place sous tutelle Freddie Mac et Fannie Mae, géants américains du refinancement hypothécaire, afin d'éviter la possible faillite des deux institutions, qui garantissent plus de 40 % des prêts immobiliers au pays.

Le département américain du Trésor a annoncé dimanche la mise sous tutelle de Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants du refinancement hypothécaire résidentiel aux États-Unis.

L'organisme de régulation des deux sociétés, la Federal Housing Finance Agency (FHFA), assurera leur gestion dans l'immédiat, le temps qu'elles fassent le ménage dans leurs finances, mises à mal par la crise immobilière.

Elles ont dû essuyer des pertes de milliards de dollars, contrecoup de la multiplication du nombre de particuliers incapables de faire face à leurs obligations hypothécaires.

« Ce plan est le meilleur moyen de protéger nos marchés et les contribuables du risque systémique posé par la situation financière actuelle », a déclaré le secrétaire au Trésor, Henry Paulson.

M. Paulson s'est en outre dit prêt, dans le cadre de cette tutelle, à investir 100 milliards de dollars dans chacun des deux organismes.

Les directions des deux entreprises se sont aussi fait montrer la porte, pour leur mauvaise gestion.

Les deux compagnies garantissent à elles seules près de la moitié des 12 000 milliards de dollars de crédits immobiliers résidentiels qui ont été octroyés aux États-Unis. Elles assurent la fluidité du marché en rachetant des prêts aux banques.

Ces sociétés, quoique privées jusqu'ici, ont toujours disposé d'une ligne de crédit garantie par l'État, ce qui leur permet d'emprunter sur les marchés à des taux avantageux.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.