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Dion présente sa vision

Stéphane Dion

Stéphane Dion ironise sur la position du Bloc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au premier jour de la campagne électorale, le chef libéral plaide pour un Canada plus riche, plus juste et plus vert. Il invite les Canadiens à choisir entre deux visions diamétralement opposées de leur pays.

Quelques minutes après le déclenchement de la campagne électorale, le chef libéral Stéphane Dion a donné un point de presse pour indiquer quelles seront ses priorités pendant les 37 jours à venir.

Dressant un bilan sombre des 31 mois de règne conservateur, il a invité les électeurs tentés d'appuyer les autres partis d'opposition à lui accorder leur confiance.

M. Dion a décrit le gouvernement Harper comme « le plus à droite de l'histoire de notre pays » et a promis aux Canadiens de leur offrir le choix « entre la peur et l'espoir », notamment en matière d'économie et d'environnement.

Le grand enjeu est de renforcer notre économie et notre environnement, c'est le combat de ma vie. Un Canada plus riche, plus juste, plus vert, c'est ce qui m'anime.

Stéphane Dion

Il entend attaquer sans relâche le bilan conservateur dans ces domaines, tout en continuant à vendre son Tournant vert.

Tournant vert, en bref

Ce plan de lutte contre les changements climatiques dévoilé au printemps prévoit l'imposition d'une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre combinée à des baisses d'impôt ciblées.

Ce plan, on peut le parier, fera l'objet d'un feu nourri d'attaques, surtout de la part des conservateurs de Stephen Harper.

Une question de choix

D'emblée, Stéphane Dion a mis sur la table la question de son image, de son étoffe de leader. Il dit vouloir que les Canadiens apprennent à mieux le connaître, à bien comprendre ses idées, loin de l'image dépeinte par ses adversaires. Il a même remercié Stephen Harper pour la campagne négative menée contre lui, déclarant avec un certain humour que Stephen Harper a tellement fait baisser les attentes à son endroit qu'il ne peut que surprendre tout le monde.

Dans la lutte qui l'opposera aux conservateurs, on trouve, selon lui, un choix très clair entre des visions dramatiquement opposées du pays. « Pendant deux ans et demi, les Canadiens ont eu un premier ministre qui ne croit pas que le gouvernement peut être une force positive pour la population. »

Le député de Saint-Laurent-Cartierville juge que Stephen Harper a formé le gouvernement le plus conservateur de l'histoire, un gouvernement qui « ne prend pas la crise des changements climatiques au sérieux, qui ne croit pas que le gouvernement a un rôle à jouer pour venir en aide aux démunis. »

L'économie a connu sa pire performance depuis Brian Mulroney

Stéphane Dion

Évoquant l'abolition de plusieurs programmes d'appui au domaine culturel, Stéphane Dion a martelé que les conservateurs ont pourtant dépensé librement, mais sans plan précis, selon lui.

Les Canadiens doivent se demander: Est-ce que le pays est devenu plus fort sous les conservateurs?

Stéphane Dion

Il reproche à Stephen Harper d'être un premier ministre contrôlant et manipulateur, citant la façon dont celui-ci a déclenché les élections, un scrutin qui a cela de bon, dit Stéphane Dion, qu'il offre l'occasion aux Canadiens de rejeter le programme conservateur.

Parmi les objectifs de l'équipe libérale: « Que le Canada soit un chef de file de la révolution verte. Et que la pauvreté diminue du tiers en l'espace d'un mandat. »

Un appel au Québec

Stéphane DionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphane Dion

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le Québec sera un enjeu majeur dans cette campagne, et, tout comme les autres chefs, Stéphane Dion lui a lancé un appel très senti.

« Mes chers Québécois, je suis aussi nationaliste que Gilles Duceppe. Notre désaccord est sur l'unité canadienne », a déclaré Stéphane Dion.

Pour le chef libéral, « nous arracher le Canada du coeur serait enlever une partie de nous-mêmes ». Il a ajouté: « Nous avons la responsabilité d'un pays grand comme un continent; je vous propose, Québécois, de prendre à bras-le-corps cette responsabilité, de projeter le savoir-faire québécois dans le monde. »



Contre le NPD et le Bloc

Lors d'un rassemblement en soirée à Ottawa, le chef libéral s'est moqué du chef néo-démocrate Jack Layton « qui se prend pour Barack Obama ».

Stéphane Dion a aussi ridiculisé la position du Bloc québécois, qui sollicite des votes « pour éviter un gouvernement conservateur majoritaire ». Un raisonnement « obscur », selon le chef libéral, d'autant plus que « Stephen Harper ne veut pas d'un gouvernement majoritaire ».

Visiblement à l'aise, le chef libéral a tenté de se défaire de l'image d'homme politique austère, multipliant les blagues et autres calembours pour railler ses adversaires.

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