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Le candidat démocrate à la vice-présidence

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Joseph Biden, âgé de 65 ans, est sénateur du Delaware depuis 1972. Lorsqu'il a été élu une première fois au Sénat, à 29 ans, Barack Obama avait 11 ans. Il effectue actuellement son sixième mandat consécutif à titre de sénateur et préside la commission sénatoriale des Affaires étrangères.

Joe Biden s'adresse à une foule réunie à Sarasota, en Floride.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joe Biden s'adresse à une foule réunie à Sarasota, en Floride.

Photo : La Presse canadienne / AP/Sarasota Herald-Tribune/Jason McKibben

Diplômé en droit de l'Université Syracuse en 1968, M. Biden n'a été que brièvement avocat avant d'opter pour la vie publique. Il n'a officiellement pratiqué le droit que quatre ans avant de faire son entrée à Washington, dont deux ans pendant lesquels il était aussi conseiller municipal du comté de New Castle, dans le Delaware.

Un mois après son élection au Sénat, sa femme Neilia et leur bébé, Naomi, sont morts dans un accident de voiture. M. Biden a d'ailleurs été assermenté au chevet des deux premiers fils du couple, Beau et Hunter, qui étaient dans un état critique. Les deux s'en sont finalement tirés.

L'épisode a sans contredit contribué à définir Joseph Biden. Plutôt que de déménager sa famille à Washington, il choisit de laisser ses enfants grandir au Delaware. Ainsi, alors que la majorité de ses collègues vivent à Washington, M. Biden prend le train soir et matin pour retourner chez lui. Le sénateur du Delaware, qui est catholique, s'est remarié en 1977 avec une enseignante du Delaware, Jill Jacobs. Le couple a eu une fille, Ashley, en 1981.

Un poids lourd du parti

Joseph Biden a brigué l'investiture démocrate en vue des présidentielles de 1988 et de 2008. Sa première tentative s'est terminée par un véritable fiasco, en raison d'accusations de plagiat. Il fut d'abord révélé que le sénateur avait utilisé de larges portions d'un discours prononcé par le chef du Parti travailliste britannique de l'époque, Neil Kinnock. Quelques jours plus tard, une autre histoire de plagiat remontant à l'époque où il étudiait en droit fait surface. Biden abandonne la course.

Le sénateur du Delaware se défend de la première accusation en disant qu'il avait toujours cité Kinnock jusque-là et qu'il avait tout simplement oublié de le faire lors du débat où il a été pris en flagrant délit. Au sujet de la seconde accusation de plagiat, il dit avoir été mal informé des règles encadrant les citations à l'université. Il avait d'ailleurs repris, et réussi, le cours dans le cadre duquel il avait été accusé. Il est parvenu à surmonter ces controverses et a été réélu en 1990.

En 1994, il est remarqué pour son travail au sein de la commission sénatoriale de la justice, et particulièrement pour ce qui fut appelé la loi Biden sur le crime. Cette loi comprenait une section portant spécifiquement sur la violence à l'égard des femmes, qu'il a largement pilotée. Lors d'un premier passage au sein de la commission sénatoriale sur les affaires étrangères, de juin 2001 à janvier 2003, il a appuyé la guerre en Irak, tout en étant critique de la manière dont elle était menée par le président Bush.

La langue bien pendue

Sa deuxième campagne à l'investiture démocrate s'est arrêtée dès le début de 2008, après qu'il eut terminé cinquième lors du caucus de l'Iowa. Écrasée par les candidatures plus prestigieuses de John Edwards, mais surtout d'Hillary Clinton et de Barack Obama, sa campagne avait déjà été marquée de quelques controverses. Interrogé au sujet de la popularité du sénateur Obama, il a notamment déclaré: « Vous avez le premier Afro-Américain articulé, intelligent, propre et bien mis », ce qui n'a pas manqué de soulever la controverse.

Joe Biden et Barack Obama saluent la foule lors d'un rassemblement électoral tenu en Pennsylvanie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joe Biden et Barack Obama saluent la foule lors d'un rassemblement électoral tenu en Pennsylvanie.

Photo : La Presse canadienne / AP/Alex Brandon

Ce n'est d'ailleurs pas la seule déclaration du genre qui peut être retenue contre lui aujourd'hui. En août 2007, un an avant de devenir le choix de M. Obama à titre de vice-président, il déclarait: « Si les démocrates croient que nous serons en mesure de nommer quelqu'un qui peut gagner sans avoir des lettres de créance irréprochables en matière de sécurité nationale et de politique étrangère, je crois qu'il s'agit d'une erreur stratégique ». La campagne républicaine utilise aujourd'hui cette remarque à son avantage.

Ces anecdotes mettent en évidence les forces et les faiblesses de Joseph Biden. Réputé très solide en matière de politique étrangère, il vient combler une des lacunes que le public perçoit chez le sénateur Obama, à savoir qu'il manque d'expérience sur la scène internationale. Il est toutefois considéré comme un homme qui a la langue bien pendue, parfois trop.

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