•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'accusé refuse de se prononcer

Radovan Karadzic devant le TPIY

Radovan Karadzic devant le TPIY

Photo : AFP / VALERIE KUYPERS

Radio-Canada

Devant le refus du Serbe Radovan Karadzic de se prononcer sur sa culpabilité, le juge qui préside le procès pour crimes contre l'humanité et génocide a plaidé non coupable en son nom.

L'ancien leader des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a refusé de se prononcer sur sa culpabilité lors de sa seconde apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, vendredi.

C'est le juge qui préside le procès, Iain Bonomy, qui a plaidé non coupable en son nom, comme le prévoit d'ailleurs le règlement du Tribunal.

Karadzic, accusé des pires exactions commises en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, voulait attendre que le procureur chargé de l'affaire ait rédigé un acte d'accusation définitif.

En effet, le procureur Serge Brammertz oeuvre depuis plusieurs mois à mettre à jour un acte d'accusation qui remonte à 2000.

Une porte-parole du procureur Brammertz a indiqué, vendredi, que le travail d'actualisation en cours est une tâche complexe et longue.

« Il est accusé de génocide, exterminations, déportations et plein d'autres crimes commis lors de la guerre en Bosnie-Herzégovine; il est accusé de crimes commis pendant le siège de Sarajevo, de crimes commis dans plusieurs camps de détention à travers la Bosnie-Herzégovine et de génocide commis à Srebrenica en 1995 », a expliqué la porte-parole, Olga Kavran.

Selon la charte du Tribunal, l'accusé doit se prononcer sur la dernière version disponible de l'acte d'accusation, soit celle de 2000. Lorsque le délai légal de 30 jours est épuisé, il revient de facto au juge qui préside le procès de répondre à l'accusation.

Radovan Karadzic a été arrêté le mois dernier à Belgrade, en Serbie. Depuis, il prépare son procès devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, à La Haye, aux Pays-Bas.

Il doit répondre à 11 chefs d'inculpation pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité et autres atrocités commises lors de la guerre de Bosnie, entre 1992 et 1995, soit:

  • génocide (à Srebrenica et ailleurs en Bosnie)
  • complicité de génocide (à Srebrenica et ailleurs en Bosnie)
  • extermination comme crime contre l'humanité
  • homicide comme crime contre l'humanité
  • meurtre en violation des lois et coutumes régissant la guerre
  • volonté de tuer en violation grave de la Convention de Genève
  • persécution
  • déportation et autres actes inhumains (deux chefs)
  • terreur à l'encontre de civils
  • prise d'otages.
Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press