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Vastel n'est plus

Michel Vastel
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le journaliste Michel Vastel est mort d'un cancer à l'âge de 68 ans, laissant dans le deuil sa femme et ses trois enfants.

Le journaliste Michel Vastel est mort d'un cancer, jeudi, à l'âge de 68 ans. Il laisse dans le deuil sa femme et ses trois enfants.

Vastel, comme on l'appelait, aura occupé à peu près toutes les tribunes journalistiques du Québec.

Ce Français, arrivé à Montréal en 1970, a d'abord été journaliste au Devoir, puis à La Presse, au Soleil et au Droit. Il a aussi collaboré au Journal de Montréal, au magazine L'Actualité, où il avait aussi un blogue (Nouvelle fenêtre), à CKAC et à Radio-Canada.

« Depuis le temps que vous attendiez que je prenne ma retraite. Voilà. On y est. Je rentre dans mes terres, cultiver mes vignes... Vous me manquerez un peu. Mais pas trop. Vous étiez bien indisciplinés parfois. Heureusement c'est Chantal Hébert qui me remplace. Je la connais depuis des années Chantal et je suis très fier que ce soit elle qui reprenne cet espace. Elle a toute la poigne qu'il faut pour vous obliger à voir plus loin que le bout de vos idées toutes faites. Allez. Je vous dis au revoir. On a tout de même fait du bon boulot ensemble! À partir du 2 septembre, c'est chez Chantal que ça va se passer. »

— Une citation de  Dernier message posté sur le blogue de Michel Vastel, à 5 h 36, jeudi matin

Michel Vastel est né le 20 mai 1940, à Saint-Pierre-de-Cormeilles, en Normandie. Ses études ont été interrompues par le service militaire obligatoire, car il a dû participer à la guerre d'Algérie.

Il fait ses débuts journalistiques au Nord Éclair, à Tourcoing, à la section des faits divers. C'est par l'entremise des échanges franco-québécois, en 1969, qu'il est d'abord venu à Montréal. Il garde sa nationalité française, mais s'installe en permanence au Québec en 1970, l'année même de la crise d'octobre. Il travaille durant presque trois ans au ministère des Transports du Québec.

Puis il entre au journal Les Affaires, pour ensuite être embauché au Devoir en 1976, alors que Claude Ryan dirige le quotidien de la rue Saint-Sacrement.

Il devient correspondant parlementaire à Ottawa pour Le Devoir jusqu'en 1989, et change ensuite de journal pour devenir correspondant parlementaire pour La Presse, puis directeur du bureau d'Ottawa pour Le Soleil de Québec, Le Droit d'Ottawa, et Le Quotidien de Chicoutimi. Il est aussi collaborateur régulier au magazine L'Actualité depuis 1977. Il sera en poste à Ottawa pendant 17 ans, avant de s'installer à Montréal en 1995.

Affecté au bureau de Montréal du journal Le Soleil, il poursuit sa chronique sur la politique du pays, portant une attention particulière à l'actualité politique des capitales provinciales du Canada anglais.

Parallèlement à ses activités journalistiques, il est aussi auteur. Il publie en 1987 Le Neveu, un livre sur la mafia, puis successivement Trudeau le Québécois, Bourassa, Lucien Bouchard: en attendant la suite, et Landry le grand dérangeant.

En 2005, il fait une incursion dans le milieu artistique en publiant l'histoire de Nathalie Simard, victime d'abus sexuels pendant sa jeune carrière.

Jusqu'à la fin, Vastel sera resté journaliste, mais surtout un chroniqueur vif et provocateur. « Le rôle d'un chroniqueur, c'est de faire réagir les gens, exprimer les opinions, déclencher des réactions », a-t-il dit au journal L'Édition.

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