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Les indices s'accumulent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ministre du Cabinet Harper annule toutes ses activités de la semaine prochaine pour être présent dans la capitale nationale, alimentant ainsi les rumeurs d'un déclenchement imminent d'élections.

Quelques jours après que le premier ministre Harper eut de nouveau menacé de déclencher lui-même des élections générales, un de ses ministres annule ses activités pour être à Ottawa.

Le ministre du Travail et du Développement économique, Jean-Pierre Blackburn, confirme avoir annulé toutes ses activités pour la semaine à venir, pour participer à une réunion dans la capitale fédérale.

Le premier ministre Stephen Harper déclarait mardi qu'il se réservait le droit de déclencher lui-même les élections s'il ne peut avoir la certitude que le Parlement peut fonctionner.

Interrogé sur un déclenchement d'élections, Jean-Pierre Blackburn a senti que cette fois-ci, c'est du sérieux. « Ça fait plusieurs déclarations que M. Harper fait; [...] moi même, je dois aussi participer à une rencontre demain [samedi] de quelques-uns des ministres du gouvernement. Dans ce contexte-là, ce sont toutes des indications un peu additionnelles, mais, quand même, il n'y a encore rien de confirmé. Mais je vous avoue que, pour moi, ça apparaît comme du sérieux, tout ça ».

M. Blackburn devait participer à une semaine d'immersion anglaise à bord d'un navire de la Marine canadienne. Mais il a admis que, malgré cette semaine qui s'annonçait très agréable, il devait se préparer davantage à l'éventualité d'une élection.

Un peu plus tard, en entrevue à RDI, la ministre du Patrimoine, Josée Verner, a mis quelques bémols aux propos de Jean-Pierre Blackburn, en déclarant qu'elle n'avait pas modifié son agenda. « Je n'ai pas libéré mon agenda la semaine prochaine. Mes activités sont les même que celles qui étaient prévues hier ou avant-hier, et puis je vais faire mes activités prévues pour les deux prochaines semaines aussi ».

Mme Verner a ajouté qu'il n'y avait pas de réunion du Cabinet samedi, et que de toute façon, les réunions entre ministres n'étaient pas inhabituelles. « On se rencontre au Québec pour mettre à jour nos enjeux, mais ça n'a rien d'inhabituel, croyez-moi », a-t-elle dit.

Les critiques de Dion, Duceppe et Layton

Stéphane DionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

le chef libéral Stéphane Dion

Le chef libéral, Stéphane Dion, a pour sa part vivement réagi aux déclarations de Jean-Pierre Blackburn.

« [Stephen Harper] cherche à sauver la face, à trouver une excuse pour encore une fois renier sa parole, cette fois-ci vis-à-vis de la loi qui demande des élections à date fixe », a déclaré le chef de l'opposition.

En tournée dans la circonscription de Saint-Lambert, en Montérégie, pour appuyer sa candidate aux élections complémentaires, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a déclaré que déclencher des générales au début du mois, avant même la tenue de quatre scrutins partiels, les 8 et 22 septembre prochains, serait « irresponsable et irrespectueux ».

Selon M. Duceppe, le comportement des conservateurs indique qu'ils sont en train de paniquer.

Le chef du Bloc québécois a toutefois confirmé qu'il négociait avec le bureau du premier ministre pour une rencontre la semaine prochaine, avec les autres chefs de l'opposition.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, trouve de son côté que Stephen Harper fait preuve d'arrogance en évoquant le déclenchement d'élections avant la rentrée parlementaire.

Quant à la possibilité évoquée par M. Harper de rencontrer les chefs de parti afin de négocier avec eux la possibilité d'appeler les Canadiens aux urnes avant le retour en Chambre, Jack Layton trouve qu'il s'agirait là d'une véritable entorse à la démocratie parlementaire.

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