Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Karzaï appelle l'OTAN à revoir sa stratégie

Le président Karzaï

Hamid Karzaï (archives)

Photo : AFP / SHAH Marai

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En présence de son homologue français, qui vient de perdre 10 soldats, le président Hamid Karzaï a imputé la recrudescence de la violence à l'absence de frappes directes contre les sanctuaires talibans.

L'échec des forces internationales et des États-Unis à mettre fin à l'insurrection talibane qui a redoublé d'intensité ces derniers mois amène de plus en plus d'observateurs et d'acteurs du conflit à s'interroger sur la stratégie occidentale.

Le président Hamid Karzaï maintient, lui, que la source du problème taliban est au-delà des frontières afghanes, dans les montagnes du Pakistan voisin.

La recrudescence de la violence est à attribuer directement à notre manque, les alliés et nous tous, à prêter attention aux sanctuaires, aux centres d'entraînement et aux ressources financières des terroristes et des talibans.

Hamid Karzaï

Le président Karzaï a tenu ces propos à Kaboul, mercredi, alors qu'il recevait son homologue français Nicolas Sarkozy, de passage dans la capitale afghane en raison d'une attaque meurtrière contre le contingent français, lundi dernier.

Rappelons que la France a alors perdu dix soldats lors d'une embuscade talibane à moins d'une cinquantaine de kilomètres de Kaboul. Vingt et un militaires français ont aussi été blessés. Plusieurs militaires français interrogés par des journalistes du quotidien Le Monde à Kaboul ont indiqué que les frappes aériennes de l'OTAN, destinées à aider les Français à se sortir du piège dans lequel ils étaient tombés, ont pu blesser certains d'entre eux.

Le contingent français en Afghanistan a perdu 23 soldats depuis 2001, dont 10 tuées dans la seule embuscade de lundi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le contingent français en Afghanistan a perdu 23 soldats depuis 2001, dont 10 tués dans la seule ambuscade du 18 août.

Photo : AFP / OLIVIER LABAN-MATTEI

De plus, la presse officielle afghane commence à s'interroger ouvertement sur les objectifs « réels » des Américains.

Ainsi, le quotidien Anis, un journal contrôlé par le gouvernement Karzaï, affirme dans son édition de mercredi que les forces américaines savent où se trouvent les bases d'Al-Qaïda et des talibans au Pakistan, mais refusent de les attaquer pour entretenir l'instabilité en Afghanistan et justifier le maintien d'une présence militaire dans cette région stratégique.

L'attaque de cette semaine contre le contingent français a été suivie, mardi, d'une autre attaque contre une base américaine dans le sud-est du pays. Si cette dernière attaque n'a fait aucune victime dans les rangs des militaires américains, elle démontre à quel point l'insurrection talibane demeure active après sept ans de guerre.

Elle démontre aussi que les talibans et autres islamistes armées qui foisonnent en Afghanistan ont su conserver, voire renforcer, au fil des ans leur capacité de frappe contre le contingent de l'OTAN.

Depuis le début de l'année, ce sont quelque 183 soldats étrangers qui ont été tués en Afghanistan, alors que le total de l'année dernière s'élevait, lui, à 232. Depuis le début de la guerre, en 2001, plus de 850 soldats occidentaux sont morts dans ce pays, dont 574 Américains, 116 Britanniques et 90 Canadiens.

Pour la France, les dix pertes de lundi dernier sont, selon le quotidien Le Monde, « les plus importantes jamais enregistrées lors d'une opération de combat depuis la guerre d'Algérie ».

Position des forces de l'OTAN en Afghanistan

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.