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Contrecoup sur les enfants

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Québécoises qui étaient enceintes au moment de la tempête de verglas de 1998 ont accouché d'enfants chez qui on a décelé un certain retard de développement.

Le stress vécu par les femmes enceintes au moment de la tempête du verglas de 1998 a eu des répercussions sur le développement à long terme de leurs enfants à naître, affirment des chercheurs québécois.

Selon les docteurs David Laplante et Suzanne King, de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, les enfants de 5 ans et demi nés de la crise présentent un certain retard de développement.

Nos résultats démontrent que les enfants issus de mères ayant vécu beaucoup de stress ont obtenu une note de quotient intellectuel de dix points moins élevée et des performances linguistiques plus faibles que ceux dont les mères avaient vécu moins de stress.

Une citation de :Auteurs

L'équipe de recherche a recueilli des informations auprès de 178 femmes enceintes au cours de la crise du verglas et a par la suite évalué 89 enfants de ces familles.

L'évaluation a porté sur leur développement physique, cognitif et comportemental. Les chercheurs ont trouvé que les bébés nés de femmes enceintes ayant été exposées à un haut niveau de stress présentaient, de façon significative, de moins bonnes aptitudes langagières ainsi qu'une plus faible intelligence verbale.

Il est important de noter que tous les enfants ont obtenu des résultats se situant dans les valeurs normales de ces tests.

Une citation de :Dre Suzanne King

Le Dr Laplante affirme que ces travaux sont les premiers à évaluer les effets à long terme du stress maternel vécu lors de cataclysmes sur le développement cognitif des enfants. Ils pourraient permettre d'élaboration des stratégies d'intervention afin d'aider les futures mamans dans des moments de crise.

Les résultats complets sont publiés dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Cette recherche a été financée par le Centre de recherche de l'Institut Douglas, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Fonds de la Recherche en Santé du Québec et le McGill University Stairs Memorial Fund.

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