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Des oubliées qui témoigneront

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les femmes de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui ont été touchées par le scandale des erreurs de traitement médical, seront entendues par la commission.

Au début de juillet, Radio-Canada révélait que des femmes de Saint-Pierre-et-Miquelon étaient touchées par le scandale des erreurs de traitement médical à Terre-Neuve. Ces femmes comptent parmi les 400 patientes qui ont reçu un mauvais traitement pour leur cancer du sein, de 1997 à 2005, à l'hôpital de Saint-Jean de Terre-Neuve.

On apprend maintenant que ces femmes de l'archipel français seront finalement autorisées à témoigner à la commission d'enquête dirigée par la juge Margaret Cameron. La commission d'enquête terre-neuvienne a finalement décidé d'entendre leur version de l'histoire.

Selon la présidente de l'Association pour la recherche de la vérité sur les erreurs de laboratoire (ARVEL), Andrée Olano, cette décision de la commission Cameron est une première victoire pour les victimes de Saint-Pierre-et-Miquelon. « C'est une reconnaissance du fait qu'un certain nombre de patientes de Saint-Pierre-et-Miquelon sont impliquées dans cette malheureuse histoire », affirme Mme Olano, elle-même une victime. Elle a été traitée pour un cancer du sein, en 1999, à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Au moins huit femmes de l'archipel français sont touchées par ce scandale. Trois d'entre elles sont mortes jusqu'à maintenant. Depuis le début de la commission d'enquête, en mars dernier, le cas des Saint-Pierraises n'a pas été soulevé. Or, selon Peter Dawe, de la Société canadienne du cancer, leur histoire est cruciale pour mieux comprendre les cafouillages qui ont suivi la découverte des erreurs, en 2005. Il affirme que leurs témoignages vont démontrer qu'elles ont été oubliées par les autorités médicales. En effet, plusieurs de ces victimes n'ont été jointes qu'au printemps dernier, c'est-à-dire presque trois ans après la découverte des problèmes de laboratoire.

Les victimes de Saint-Pierre-et-Miquelon ont d'ailleurs l'intention de démontrer qu'elles ont été particulièrement oubliées dans ce processus. Leurs témoignages seront entendus à la commission Cameron le vendredi 1er août.

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