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L'Impact du Canada

Impact de Montréal
Impact de Montréal Photo: La Presse canadienne / J.P. Moczulski
Radio-Canada

Dans une maison hostile, l'Impact de Montréal soutire un résultat nul au Toronto FC et gagne le droit de représenter le Canada à la Ligue des champions de la CONCACAF.

TORONTO - « C'est notre maison », criait le public torontois. Dans ce cas, l'Impact a été le pire invité de l'histoire du Toronto FC.

Dans « le plus grand match de soccer de l'histoire du Canada », comme l'a proclamé Greg Sutton, le onze montréalais a soutiré un verdict nul de 1-1 au TFC, mardi, au BMO Field.

Ainsi... tenez-vous bien... l'Impact représentera le Canada à la Ligue des champions de la CONCACAF.

Englué dans son propre championnat, l'Impact avait placé beaucoup d'espoir dans ce titre canadien.

« Notre équipe a atteint son objectif, a dit l'entraîneur John Limniatis, pris dans les festivités. Mes joueurs sont des guerriers. Plus que de suivre le plan de match, on a demandé aux joueurs de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ils ont gagné ce match. »

Mais ça ne s'est pas fait sans suer sang et eau, devant un public hostile, à écouler menace par-dessus menace. Le match s'est d'ailleurs terminé sous le feu ennemi, le TFC campé dans la boîte montréalaise.

Dans ce contexte, avec six attaquants torontois, c'est un défenseur qui s'est démarqué. À la 89e minute, Nevio Pizzolitto a repoussé un tir de Jeff Cunningham sur la ligne de but, du talon en plus. Tout le monde est passé à un cheveu de la crise cardiaque.

« Contre Porto Rico, j'ai marqué dans mon but, il fallait changer ça, a expliqué le héros obscur en riant. Je ne sais pas comment, j'ai mis le pied autour du ballon. Je place ce titre à côté des championnats de l'Impact. On avait beaucoup à prouver et on l'a fait. »

L'entraîneur perdant John Carver, lui, ne l'a pas trouvé drôle. « Honnêtement, je ne sais pas comment Jeff a marqué 99 buts dans cette ligue. »

Hostile Toronto

Adam Braz connaissait bien le BMO Field pour y avoir joué dans l'uniforme du Toronto FC. Il connaissait l'hostilité exceptionnelle de l'endroit, transformé l'espace du match en marée rouge.

Le robuste défenseur a expliqué à ses coéquipiers qu'il ne fallait pas avoir peur, avant de leur montrer l'exemple à grands coups de coude. Joey Gjertsen est de ceux qui ont appris à survivre derrière les lignes ennemies.

À la 26e minute, il a servi un coup de pied de coin parfait à Roberto Brown malgré une pluie de rubans. Brown a marqué de la tête... et Gjertsen a célébré avec faste en direction des partisans.

« J'ai voulu leur montrer que ces rubans ne nous affectaient pas autant qu'ils voulaient bien le croire. »

Rohan Ricketts a inscrit le but torontois à la 15e minute grâce à un centre de Jim Brennan d'un bout à l'autre de la boîte.

L'arbitrage critiqué

Silviu Petrescu était l'arbitre du match. Le problème? Il est originaire de Toronto, au grand déplaisir du onze montréalais.

Sans dire que ses appels étaient tous injustifiés, impossible de ne pas voir de disparité: cinq cartons jaunes pour l'Impact contre aucun, et 21 fautes pour l'Impact contre 11.

« Je leur dis simplement bonne chance. Je ne ferai pas d'autres commentaires », a dit Limniatis, qui a appris sa leçon.

Prochaine étape pour l'Impact en Ligue des champions: le Real Esteli, champion du Nicaragua, à la fin août. Après, on verra.