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Ni Noirs ni Mongols dans les bars pékinois

Radio-Canada

Les autorités pékinoises, selon le South China Morning Post, auraient ordonné aux propriétaires de certains bars dans le centre de Pékin d'appliquer une politique de discrimination pendant les Olympiques.

Le slogan officiel des Jeux olympiques de Pékin « Un monde, un rêve » a dû sonner faux dans la tête de certains lecteurs du South China Morning Post.

Logo des Jeux olympiques de PékinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Logo des Jeux olympiques de Pékin

Photo : AFP / Teh Eng Koon

Un journaliste du quotidien chinois a révélé, la semaine dernière, que les propriétaires de plusieurs bars du centre de Pékin ont reçu l'ordre de ne plus accepter dans leurs établissements les Noirs et les Mongols pendant les Jeux.

« Des responsables du Bureau de la Sécurité publique sont venus ces jours-ci, en civil, pour me demander de ne pas servir les Noirs et les Mongols », a déclaré le copropriétaire d'un bar dans le quartier de Sanlitun, le quartier des expatriés dans la capitale chinoise.

« Ils nous ont fait signer des documents disant que nous n'allions pas autoriser les Noirs pendant les Olympiques », a expliqué, sous le couvert de l'anonymat, le propriétaire d'un autre bar, avant d'ajouter que « personne ne va l'admettre publiquement parce que nous allons être déportés et nos commerces vont être fermés ».

Selon ce qu'ont dit au South China Morning Post des tenanciers de bars pékinois, les autorités chinoises visent les Noirs et les Mongols afin, selon la version officielle, de réprimer le trafic de drogue et la prostitution.

Déjà, voilà quelques mois, les policiers de la capitale avaient lancé plusieurs opérations qui visaient apparemment les clients noirs de certains établissements de Sanlitun.

Les autorités chinoises ont nié les allégations du South China Morning Post et un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a soutenu que « cet article est sans fondement, nous l'avons vérifié avec le Bureau municipal de la Sécurité publique ».

Avec les informations de Le Courrier international, et The South China Morning Post