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Après Hubble, voici James Webb

James Webb

Le télescope au Vieux Port

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Agence spatiale canadienne, la NASA et l'Agence spatiale européenne dévoilent, au Vieux-Port de Montréal, une réplique grandeur nature du télescope spatial qui succédera à Hubble.

Une réplique, grandeur nature, du télescope spatial géant James Webb, le successeur du téléscope Hubble, se trouve actuellement dans le Vieux-Port de Montréal, où la population est invitée à la découvrir.

Ce projet est le fruit d'une collaboration de l'Agence spatiale canadienne, de l'Agence spatiale européenne et de la NASA. Il est évalué à 4,5 milliards de dollars, et la participation canadienne, à 130 millions de dollars.

Le télescope est aussi grand qu'un terrain de tennis; il doit produire des images beaucoup plus claires que le télescope Hubble, tout en offrant une vue unique de l'univers.

Ce télescope, qui sera lancé en 2013, sera aussi le plus grand observatoire jamais placé dans l'espace lorsqu'il sera mis en orbite dans cinq ans. Il sera alors en orbite autour du Soleil à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

En échange de sa contribution, le Canada obtiendra 5 % du temps d'observation sur le télescope. Cela permettra ainsi aux chercheurs universitaires et aux astrophysiciens canadiens d'obtenir un accès inédit à l'appareil.

Le Canada contribue à deux instruments essentiels du télescope:

Un détecteur de guidage de précision

Isabelle TremblayAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Isabelle Tremblay, ingénieure à l'agence spatiale canadienne

Cet appareil offre une précision à un millionième de degré. Selon ses concepteurs, le détecteur de guidage est tellement précis qu'il pourrait cibler une pièce de 10 cents à 1000 kilomètres de distance.

Isabelle Tremblay, ingénieure à l'Agence spatiale canadienne, voit dans ce projet la consécration de l'expertise des chercheurs d'ici.

« La précision qu'on peut atteindre avec notre détecteur de guidage de précision, cela n'a jamais été réalisé auparavant. Le fait qu'on nous demande de construire un instrument essentiel au fonctionnement du télescope démontre la grande confiance de la communauté internationale en nos capacités au Canada », explique-t-elle.

Une caméra à filtre accordable

Quant à la caméra à filtre accordable, elle doit servir à localiser des planètes en dehors du système solaire et devrait permettre pour la première fois d'en déterminer la composition et de savoir si la vie y est possible.

René DoyonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

René Doyon, astronome et professeur à l'Université de Montréal

L'astronome René Doyon, professeur à l'Université de Montréal, explique qu'une caméra infrarouge, conçue au Canada, permettra de scruter des planètes à l'extérieur du système solaire à la recherche de conditions propices à la vie.

« [...] Cela permet de mesurer la couleur des objets avec une très grande précision. Un des objectifs scientifiques principaux de l'observatoire est de détecter cet événement-là qui est arrivé au début de l'univers, qui est la formation des premières galaxies. On parle de quelques centaines de millions d'années après le début du Big Bang, et on pense que ces galaxies-là émettent surtout dans une seule couleur, alors notre équipement est parfaitement bien adapté pour détecter ce genre d'objets », dit-il.

« Notre instrument est parfaitement adapté pour mieux les détecter et ensuite étudier la composition chimique de ces objets-là. Ce sont des avancées importantes qu'on ne peut pas faire maintenant et que seul cet instrument-là pourra faire à bord du James Webb », ajoute M. Doyon.

Les deux instruments seront mis au point par la compagnie COMDEV de Cambridge, en Ontario.

James Webb sera jusqu'à 100 fois plus puissant que le télescope Hubble, lancé en orbite en 1990, mais qui n'utilise pas la technologie infrarouge.

Le lancement du télescope spatial James Webb est prévu pour juin 2013, en Guyane française, en Amérique du Sud, et il faudra attendre six mois après le lancement avant de recevoir les premières images.

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