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Rameau d'olivier entre Damas et Beyrouth

bachar al-Assad et Nicolas Sarkozy

La Syrie et le Liban installeront, chacun, une antenne diplomatique dans le pays voisin, confirme le président syrien, en visite en France.

Le temps des grands froids semble terminé entre la France et la Syrie.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a reçu son homologue syrien, Bachar Al-Assad, samedi, à l'Élysée, renouant les liens rompus après l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Harriri.

L'Élysée a ensuite annoncé que Damas était prête à renouer des relations diplomatiques avec Beyrouth et que le président Sarkozy se rendra en Syrie à la mi-septembre.

Le président libanais, Michel Sleimane, avait déjà annoncé qu'il était prêt à l'installation d'une ambassade syrienne à Beyrouth. Il a cependant prévenu qu'il ne s'agit pas d'une normalisation des relations.

Le Liban et la Syrie, depuis leur indépendance, dans les années 1940, n'ont pas de relation diplomatique. Les deux pays ont eu plusieurs différends. Les militaires syriens ont longement occupé le Liban jusqu'à leur retrait, en 2005, après l'assassinat de Rafic Harriri. L'installation d'ambassades dans l'une et l'autre des capitales signifierait, pour nombre de Libanais, la reconnaissance de leur souveraineté.

Le président Sarkozy a profité de son entretien avec Bachar Al-Assad pour lui demander d'aider l'Occident dans la crise qui l'oppose à l'Iran sur son programme nucléaire.

Le président syrien a par ailleurs pressé la France et les États-Unis de contribuer aux efforts de paix entre son pays et Israël, mais pas avant la prochaine présidentielle américaine.

Bachar Al-Assad aura d'ailleurs l'occasion de serrer, ou non, la main du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, dimanche, puisque les deux hommes seront dans la même salle lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM).

Les chefs d'État et de gouvernement de 43 pays doivent assister au sommet de l'UPM, qui rassemblera les pays de l'Union européenne et ceux riverains de la Méditerranée. Seule la Libye, du colonel Mouammar Kadhafi, a décliné l'invitation.

La nouvelle alliance ambitionne de lancer des projets de coopération, comme la dépollution ou l'énergie solaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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