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Kanesatake tourne la page

Bureau de scrutin
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de la petite communauté mohawk, près de Montréal, élisent un nouveau grand chef, Paul Nicholas, proche de Steven Bonspille.

Environ 650 des 1400 électeurs mohawks de Kanesatake ont exercé leur droit de vote samedi pour élire un nouveau grand chef et six autres membres du conseil de bande.

Paul Nicholas a récolté plus de la moitié des votes. Il remplace Steven Bonspille, dont il était le dauphin. Le conseil de bande penche aussi de son côté. Quatre des six chefs lui sont favorables et les deux autres réfléchissent à leur avenir politique.

Le scrutin de cette année est beaucoup moins controversé que le précédent.

Les déboires largement médiatisés de l'ancien grand chef James Gabriel ont fait place à moins d'agitation après son remplacement par Steven Bonspille il y a trois ans. Mais les problèmes ont continué parce que tous les autres membres du conseil de bande étaient des fidèles de James Gabriel, opposés à Steven Bonspille.

Le gouvernement du Québec, qui a englouti des millions de dollars dans la sécurité du petit territoire ces dernières années, espère que le nouveau conseil de bande pourra fonctionner.

L'ancien bras droit de James Gabriel, Clarence Simon, faisait partie des candidats au poste de grand chef de Kanesatake. Selon lui, des irrégularités majeures ont été commises par l'équipe de M. Nicholas et il envisage la possibilité de contester le scrutin.

La sécurité et l'éducation ont été au coeur de la campagne électorale. Le conseil de bande, divisé, n'a pu s'entendre sur la création d'un corps policier. C'est donc la Sûreté du Québec qui patrouille dans le petit territoire depuis 2004.

Du côté de l'éducation, de nombreux résidents de Kanesatake estiment que leur langue est menacée et que la jeunesse manque de repères.

Rappelons que la communauté mohawk est encore divisée par la crise de 2004, où la maison du grand chef Gabriel était incendiée et 60 policiers étaient pris en otage à la suite d'une opération policière bâclée.

Avec les informations de La Presse canadienne

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