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L'usine ferme

Lock-out à l'usine Aleris à Trois-Rivières

Lock-out à l'usine Aleris à Trois-Rivières

Radio-Canada

La compagnie américaine met la clé sous la porte de son usine du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières. Des centaines de travailleurs perdent leur emploi.

La direction de l'aluminerie Aleris à Trois-Rivières, secteur Cap-de-la-Madeleine, met sa menace de fermeture permanente à exécution. Environ 450 travailleurs, employés de bureau et cadres se retrouveront bientôt au chômage.

Dans un communiqué de presse publié dans la nuit de vendredi à samedi, les patrons d'Aleris attribuent leur décision de fermer l'usine au conflit qui les oppose au syndicat.

Les syndiqués ont rejeté les deux dernières propositions de l'employeur, les 1er et 10 juillet. Le syndicat disait jeudi qu'un nouveau propriétaire pourrait relancer l'aluminerie.

Les 350 employés syndiqués de la production et l'entretien travaillaient sans convention collective depuis février dernier.

La direction et les représentants syndicaux ont négocié durant plusieurs mois, mais sans conclure de nouvelle entente.

L'impasse a mené la direction à mettre les travailleurs en lock-out au début de juillet dernier.

Toujours en lock-out

Réunis samedi matin devant l'usine de Trois-Rivières, les employés se sont montrés très déçus. Plusieurs d'entre eux considèrent toujours qu'ils sont en lock-out.

Malgré la fermeture de l'usine, le syndicat des employés se dit tout de même prêt à retourner une autre fois à la table des négociations avec l'employeur. « On est toujours présents, on est toujours actifs pour négocier », a expliqué le président du syndicat des employés, Daniel Goyette.

Les réactions politiques à la fermeture de l'aluminerie de Trois-Rivières n'ont pas tardé. Le député adéquiste de la circonscription de Champlain, Pierre-Michel Auger, a affirmé qu'il croit toujours à une relance de l'usine. Il blâme le gouvernement Charest de ne pas s'être déplacé aux États-Unis pour aller rencontrer les propriétaires d'Aleris.

Or, la directrice du centre d'emploi de Trois-Rivières, Nathalie Diamond, a affirmé que le gouvernement Charest aurait multiplié les efforts afin de sauver les emplois des travailleurs. Selon Mme Diamond, le gouvernement aurait fait des propositions « assez substantielles » à Aleris pour tenter de sauver l'entreprise.

De son côté, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s'est dit déçu que les travailleurs n'aient pas accepté la dernière offre patronale. Selon lui, ils auraient pu gagner du temps dans l'espoir d'une éventuelle relance.

Plusieurs travailleurs entendent demeurer devant l'usine jusqu'à lundi. L'entreprise devrait d'ici là envoyer au ministère du Travail l'avis de fermeture de l'usine.

Avec les informations de La Presse canadienne

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