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Une planète au passé volcanique

Mercure-messenger

Photo : NASA/Messenger

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'analyse approfondie des données recueillies par la sonde Messenger permet de confirmer que les volcans ont joué un rôle essentiel dans la formation de la surface de la plus petite planète de notre système.

Les astronomes discutent de l'origine des plaines et du champ magnétique de Mercure depuis une trentaine d'années.

L'analyse approfondie des plus récentes données recueillies par la sonde Messenger permet de confirmer que la surface de la première et plus petite planète de notre système solaire a bel et bien été modelée par une activité volcanique intense.

Les informations récoltées par la sonde Messenger lors de son dernier survol de la planète en janvier indiquent aussi que son champ magnétique est activement produit par son noyau.

Selon le géologue James Head, de larges coulées de lave et de violentes éruptions se sont produites pendant des millions d'années, il y a de trois à quatre milliards d'années.

Cependant, rien ne prouve actuellement qu'il y ait encore une activité volcanique sur la planète.

L'Araignée intrigue

Les scientifiques sont toujours très impressionnés par la découverte de l'Araignée, une formation géologique située dans le bassin de Caloris et qui présente des caractéristiques particulières.

Caloris, avec 1550 km de diamètre, est l'un des plus grands cratères d'impact du système solaire. Des images prises par Messenger montrent un volcan de couleur orange sur le bord de ce bassin. De là pourrait avoir coulé la lave qui a formé une plaine lisse au fond de l'immense cratère.

Ces dépôts, similaires aux coulées de basalte présentes sur la Lune, ont une très faible teneur en fer, un type de roche peu fréquent.

Le champ magnétique

Les astrophysiciens pensent que son champ magnétique trouve son origine dans le noyau externe de la planète, et qu'il serait alimenté par le refroidissement du noyau interne.

Ce refroidissement cause, selon les experts, un rapetissement de la planète, dont le diamètre a diminué de 1,5 km depuis sa formation.

Sur la mission Messenger

Messenger s'est approchée le 14 janvier à près de 200 kilomètres de la surface de Mercure, marquant le premier survol, depuis 1975, de la planète la plus proche du soleil.

L'engin spatial fera deux autres survols de la planète, en octobre 2008 et en septembre 2009, avant de revenir se mettre sur l'orbite de Mercure en mars 2011.

Messenger (Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging) a été lancée le 3 août 2004.

Mariner 10 avait été le premier engin à s'approcher de Mercure à trois reprises en 1974 et 1975, mais à chaque passage la planète présentait la même face au Soleil.

Avec les informations de Agence France-Presse, et NASA

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