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Déclin du traitement hormonal

Radio-Canada

Selon une étude, les femmes âgées de 65 ans ou plus de cinq provinces canadiennes prennent moins d'oestrogènes et de progestine qu'en 2000-2001.

Le recours des femmes âgées de 65 ans et plus au traitement hormonal substitutif (THS) a chuté de 64,3 % dans cinq provinces canadiennes de 2002 à 2007.

C'est ce que révèle une étude réalisée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).

Après la publication en 2002 d'une étude de la Women's Health Initiative (WHI), la proportion de femmes âgées qui faisaient des réclamations pour ce type de traitement est passée de 14 % à 5 % dans les provinces suivantes:

  • l'Alberta
  • la Saskatchewan
  • le Manitoba
  • le Nouveau-Brunswick
  • la Nouvelle-Écosse

L'étude de la WHI révélait que les risques pour la santé étaient supérieurs aux bienfaits liés au THS. Au cours des deux années suivant la publication de ce rapport, on a assisté, selon l'ICIS, à une baisse annuelle moyenne 30 % du THS.

Le THS est un traitement prescrit dans le but de gérer les symptômes de la ménopause ou de prévenir les fractures imputables à l'ostéoporose.

Nombre de femmes âgées par province étudiée en 2006-2007:

  • Alberta: 196 613
  • Manitoba: 91 459
  • Saskatchewan: 83 177
  • Nouveau-Brunswick: 60 940
  • Nouvelle-Écosse: 77 340

La proportion des demandes de remboursement qui ont été approuvées par les régimes publics d'assurance-médicaments de ces provinces variait de 63,7 % au Nouveau-Brunswick à 92,8 % au Manitoba.

Des études alarmantes

Il existe deux types de THS. Le premier, appelé oestrogénothérapie non compensée, est un traitement uniquement à base d'oestrogène. Le second, appelé THS combiné, est une oestrogénothérapie à laquelle a été ajoutée de la progestine. Selon l'ICIS, des études faisaient état, déjà dans les années 70, des effets secondaires possibles associés à l'oestrogénothérapie, notamment un risque accru du cancer de l'endomètre.

C'est au même moment que le THS combiné a été mis sur le marché. Ce dernier traitement n'est pas sans risques comme l'ont montré d'autres études, telles que celle réalisée par la WHI. Le THS combiné comporte notamment un risque accru de coronaropathie et d'accident vasculaire cérébral.

Baisse de l'utilisation des deux types de THS

L'ICIS note qu'au cours de la période d'étude de six ans, l'utilisation du traitement combiné chez les femmes âgées a beaucoup plus diminué que l'utilisation du THS à base d'oestrogène. 84 % des femmes âgées sous traitement hormonal substitutif en 2006-2007 recevaient des médicaments à base d'oestrogène uniquement. Toutefois, les taux variaient entre les cinq provinces comprises dans l'étude de l'ICIS.

Diminution de la dose prescrite

L'étude de l'ICIS a aussi examiné le dosage du THS administré aux femmes âgées. En 2006-2007, environ 75 % de ces femmes prenaient des oestrogènes conjugués par voie orale de 0,3 mg ou 0,625 mg. 37 % de celles qui prenaient la dose la plus élevée (0,625 mg) en 2000-2001 étaient passées aux médicaments à la dose la plus faible (0,3 mg) en 2006-2007.

Pour faire cette étude, l'ICIS a examiné les demandes de remboursement auprès des régimes publics d'assurance-médicaments, de 2001-2002 à 2006-2007, des cinq provinces mentionnées ci-dessus.

À propos de l'ICIS

L'Institut canadien d'information sur la santé est un organisme autonome sans but lucratif créé par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Son objectif: recueillir de l'information sur la santé et les soins de santé au Canada, l'analyser et la rendre accessible au grand public.