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Rice hausse le ton

Radio-Canada

La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, critique les autorités israéliennes au sujet de leur projet de construction de 1300 logements dans un quartier de Jérusalem-Est annexée.

La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, est visiblement irritée par le nouveau projet de construction de 1300 logements dans un quartier de Jérusalem-Est annexée.

Elle a exprimé son agacement au cours d'une tournée en Israël et en Cisjordanie pour tenter de relancer le processus de paix. Cette visite intervient au moment où le gouvernement israélien est fragilisé par les soupçons de corruption qui pèsent contre le premier ministre Ehoud Olmert.

« Aucune partie ne devrait prendre de mesure à ce stade qui pourrait porter préjudice au résultat des négociations. Il doit être clair que les États-Unis considéreront que ces activités [de colonisation] n'auront pas de conséquences sur le statut final des négociations », a déclaré Mme Rice à Ramallah.

Elle a ajouté que les activités israéliennes de colonisation « n'affecteront pas les négociations sur le statut final » d'un État palestinien et ses « frontières définitives ». Selon elle, la poursuite de la colonisation et les récentes annonces faites sur la construction de colonies « ont un effet négatif sur l'atmosphère des négociations ».

L'administration américaine a rarement exprimé une critique aussi nette face à la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Pour sa part, le président palestinien Mahmoud Abbas a rappelé que la colonisation israélienne était « le plus important obstacle dans le processus de paix ».

De son côté, Mark Regev, porte-parole du premier ministre israélien a réaffirmé les positions d'Israël, en disant que « Jérusalem c'est Jérusalem, et la Cisjordanie c'est la Cisjordanie ». Une manière de souligner qu'Israël considère la partie arabe de Jérusalem, conquise pendant la guerre de juin 1967, comme une partie de son territoire et que les constructions de logements peuvent donc s'y poursuivre.

La communauté internationale, y compris les États-Unis, n'a jamais reconnu cette annexion israélienne de Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État.

Avec les informations de Agence France-Presse