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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comment des documents classés confidentiels ont-ils pu rester chez l'ex-conjointe du ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, pendant au moins cinq semaines, voire davantage, sans que personne au gouvernement s'en rende compte?

Et comment l'ex-ministre Bernier a-t-il pu entretenir une relation de plusieurs mois avec une femme, Julie Couillard, qui a été liée à plusieurs hommes ayant des liens avec le crime organisé sans que personne réagisse, du moins officiellement?

Telles sont les questions centrales auxquelles tentera de répondre le Comité permanent de la sécurité publique et nationale lors d'une enquête parlementaire qui s'ouvrira le 10 juin à Ottawa. L'enquête se poursuivra les 16, 17 et 18 juin.

Cette enquête survient après que Maxime Bernier eut démissionné de ses fonctions le 26 mai dernier en avouant avoir « oublié des documents classifiés du gouvernement à une résidence privée ». On apprendra par la suite qu'il s'agissait de documents de préparation en vue du sommet de l'OTAN organisé début avril à Bucarest, en Roumanie.

L'enquête parlementaire sur de possibles manquements à la sécurité nationale, instituée après que les partis d'opposition eurent unanimement appuyé une motion du député bloquiste Serge Ménard, n'aura pas toutefois pas l'ampleur souhaitée.

En effet, le premier ministre Stephen Harper, le ministre de la Sécurité publique Stockwell Day, ainsi que l'ex-ministre Bernier ne témoigneront pas devant le comité, comme le souhaitaient ses membres. Le comité n'a pas le pouvoir de contraindre des députés à comparaître.

Le premier ministre et le gouvernement soutiennent que l'enquête interne en cours au ministère des Affaires étrangères suffira à faire la lumière sur l'oubli de document qui a forcé Maxime Bernier à remettre sa démission. Quant aux relations antérieures de Mme Couillard, les conservateurs soutiennent que cela relève de la vie privée.

Julie Couillard, qui devait donc être le témoin vedette de la commission, a fait savoir le 16 juin qu'elle n'avait pas l'intention de s'y présenter.

Les responsables des nominations au Bureau du conseil privé, les responsables de la sécurité des dignitaires et des filtrages de sécurité de la GRC et un expert en sécurité, Michel Juneau-Katsuya, sont aussi invités à témoigner.

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