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Un nouveau paddock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le circuit Gilles-Villeneuve a de nouvelles installations pour les équipes, à la demande de Bernie Ecclestone, construites au coût de 5,5 millions de dollars.

Côté garage, rien de nouveau. C'est toujours bas de plafond pour les mécanos qui bidouillent à longueur de journée dans le ventre des monoplaces.

Mais derrière, dans le paddock, ça prend de la dimension. C'est plus invitant. Les organisateurs du GP du Canada sont partis des plans du GP du Japon au mont Fuji, à la suggestion de Bernie Ecclestone, pour créer le nouveau paddock.

Daniele Tartoni, responsable de la logistique, nous a permis de visiter les installations de l'équipe Toro Rosso.

Il y a d'abord le coin café, tout en hauteur, inondé de lumière grâce à de grandes vitres, c'est la vitrine des équipes. Il y a toujours des petites babioles à manger sur le pouce entre deux écrous de roue à fixer, mais surtout chez Toro Rosso, il y a la machine à espresso.

Bien à l'abri derrière le café, à la place des roulottes classiques, il y a maintenant une structure à deux étages insonorisée pour assurer la quiétude des personnes clés de l'équipe.

« C'est vraiment la grande amélioration pour nous au Grand Prix du Canada », explique Daniele Tartani, avant de nous faire entrer.

À l'étage, les pilotes

Au rez-de-chaussée, on retrouve les ingénieurs et le personnel de presse. Et à l'étage, avec la vue, ce sont les patrons et les pilotes.

Dans la pièce des pilotes, tout est là, les combinaisons, les casques, les paires de chaussures, bien rangées et numérotées, les sous-vêtements commandités, et l'indispensable table de massage. Un coin repos qui n'existait pas avant.

Bien sûr, le bijou, presque le Saint-Graal, il y a des toilettes privées pour chaque équipe. Ça non plus, ça n'existait pas.

Les équipes avaient été prévenues des changements par photo il y a quelques semaines. Elles n'ont pas été déçues en arrivant sur place.

« J'étais inquiet, je me demandais si tout allait être au point, précise M. Tartoni. J'avais reçu les photos, mais j'étais inquiet. Alors, je suis arrivé dimanche, au lieu de lundi, et je trouve ça vraiment bien. »

Ces améliorations substantielles ont coûté 5 millions et demi de dollars.

« On ne pouvait pas prendre plus en largeur sur le bassin. Alors, on a étudié la capacité portante des dalles de béton, et on a conçu ces structures de deux étages. Nous sommes arrivés au bout de nos capacités physiques et financières », admet François Dumontier, vice-président exécutif du Grand Prix du Canada.

Message reçu

En 2007, Bernie Ecclestone avait lancé un message non équivoque aux organisateurs. M. Dumontier hésite à parler d'ultimatum, mais il savait qu'il devait agir pour assurer l'avenir à moyen terme de l'épreuve. Le gouvernement du Québec a fait le premier pas dans le dossier du financement, le reste a suivi.

Dans les regards des gens que nous avons croisés, on a compris que l'organisation du GP du Canada a fait mouche.

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