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L'armée a dû rectifier le tir

Radio-Canada

De retour d'Afghanistan, le brigadier général Guy Laroche admet qu'il a dû intervenir auprès du gouverneur de Kandahar après une gaffe de l'ex-ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier. Il a tenté « d'éclaircir la situation », a-t-il déclaré en entrevue avec Dominique Poirier.

De retour au pays après une mission de 10 mois en Afghanistan, le brigadier général Guy Laroche admet qu'une bourde commise par l'ex-ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier l'a forcé à intervenir auprès des autorités de la province de Kandahar.

Interrogé le 14 avril dernier sur ce que le président Hamid Karzaï devrait faire pour lutter contre la corruption dans le sud du pays, M. Bernier avait répondu qu'il y aurait peut-être lieu de remplacer le gouverneur actuel, Asadullah Khalid.

« Le gouverneur de Kandahar doit être plus présent sur le terrain, doit exercer son autorité, et le président Karzaï doit répondre à certaines questions par rapport à l'efficacité du gouverneur », avait-il déclaré aux journalistes. « Le président doit décider de l'avenir du gouverneur. Est-ce qu'il est la bonne personne, à la bonne place, au bon moment, pour avoir le gouvernement qui soit présent avec nous sur le terrain? », avait-il ajouté.

« Évidemment, ça amène plus d'échanges », soutient le brigadier général Laroche, interrogé sur l'impact de cette déclaration dans le cadre de l'émission Dominique Poirier en direct. « C'est à dire que j'ai rencontré le gouverneur de la province par la suite pour tenter justement d'éclaircir la situation pour faire en sorte qu'on puisse continuer à travailler ensemble pour la mission canadienne et également pour sa province ».

Le brigadier général soutient que la mission qu'il a dirigée a été particulièrement fertile en rebondissements politiques. Les militaires de Valcartier étaient les premiers Québécois a être envoyés en Afghanistan, sans compter que le rapport Manley a été commandé et dévoilé alors qu'ils étaient toujours sur le terrain. La mission a aussi été teintée par le vote à la Chambre des communes sur la prolongation de la mission.

Interrogé sur la possibilité que les troupes de la coalition internationale puissent venir à bout des talibans, le brigadier général Laroche répond: « On tente de stabiliser les districts pour faciliter la reconstruction, établir des structures de gouvernance, mais seuls les Afghans pourront venir à bout de régler le problème des talibans. »

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