•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La xénophobie gagne Le Cap

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pendant que le calme semble revenir à Johannesburg, où l'armée s'est déployée, des immigrants installés dans un bidonville de la deuxième ville du pays sont à leur tour pris pour cibles par la vindicte populaire.

En Afrique du Sud, les violences xénophobes qui ont éclaté il y a une douzaine de jours dans les bidonvilles de Johannesburg continuent de s'étendre ailleurs dans le pays.

Des maisons et des commerces appartenant à des immigrants africains habitant le bidonville de Dunoon, située près du Cap, deuxième ville du pays, ont été pillés et brûlés jeudi soir.

Un porte-parole de la police a déclaré à AFP qu'environ 500 personnes ont fui les lieux et ont trouvé refuge dans des centres communautaires. Selon Reuters, il s'agirait essentiellement de Zimbabwéens et de Somaliens.

Le Cap, situé sur la côte atlantique, à l'extrémité sud-ouest du pays, est le haut lieu du tourisme sud-africain, en raison de ses paysages paradisiaques. Elle avait été épargnée par les violences jusqu'ici.

La situation semble s'être entre-temps calmée dans les environs de Johannesburg, dans la province de Gauteng, où l'armée a été appelée en renfort plus tôt cette semaine. Dans cette seule province, 42 personnes ont été tuées et 16 000 autres ont quitté leur domicile depuis le début des violences, lundi dernier.

Les Sud-Africains qui prennent part aux violences accusent les immigrants de voler leur travail, d'occuper des logements déjà très rares et de se livrer à des activités criminelles.

De plus en plus, les autorités craignent que les violences xénophobes ne minent non seulement l'image du pays en tant que « nation arc-en-ciel » affranchie du ségrégationnisme de l'apartheid, mais aussi l'économie du pays.

Selon AFP, plusieurs entreprises minières et des syndicats rapportent que de nombreux employés ont cessé de se présenter dans les mines d'or des environs de Johannesburg en raison des violences dont ils sont victimes.

Plus tôt cette semaine, des flambées de violence ont été rapportées dans les provinces de KwaZulu Natal et de Mpumalanga, dans l'ouest. Les premiers incidents de cette vague de violence ont été rapportés lundi dernier dans la province de Gauteng, qui comprend notamment Johannesburg et la capitale, Pretoria.

Déjà aux prises avec de nombreux problèmes intérieurs, le président Thabo Mbeki est montré du doigt par plusieurs acteurs de la société civile pour la crise actuelle. Il est accusé de s'être préoccupé davantage de la libéralisation de l'économie que de l'efficacité des programmes sociaux.

Mbeki est également aux prises avec dissensions internes entre son camp et celui du nouveau président du parti, Jacob Zuma, des pannes d'électricité croissantes qui compromettent la sécurité énergétique du pays, sans compter la politique controversée qu'il mène à l'égard du Zimbabwe.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.