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L'échec de la vidéosurveillance

Radio-Canada

Un responsable de Scotland Yard soutient que l'utilisation d'images captées par des caméras de surveillance en circuit fermé constitue un « véritable fiasco ».

Au Royaume-Uni, les investissements de plusieurs milliards de dollars effectués dans des systèmes de caméras de surveillance en circuit fermé au cours des dernières années n'ont pas eu l'effet escompté.

Selon l'inspecteur de police Mike Neville, responsable du Bureau des images, identifications et détections visuelles (Viido) de la police de Londres, l'utilisation de cette technologie est jusqu'ici un « véritable fiasco ».

« Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel, mais on n'a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal », a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée à Londres.

« C'est un véritable fiasco: seuls 3 % des [vols effectués sur la voie publique à Londres] ont été résolus grâce aux caméras de surveillance en circuit fermé », a ajouté M. Neville.

Les criminels, dit l'inspecteur de police de Scotland Yard, ne craignent pas ces caméras. « Pourquoi ne les craignent-ils pas? [Ils pensent] qu'elles ne fonctionnent pas. »

Selon M. Neville, les enquêteurs doivent être mieux formés pour pouvoir utiliser les caméras de manière plus efficace. Souvent, dit-il, ils n'ont pas recours aux services des opérateurs de caméras parce que cela constitue un travail fastidieux.

Il n'est toutefois pas question d'abandonner le recours aux caméras de surveillance pour autant.

Le groupe de travail que pilote Mike Neville travaille au contraire à mettre sur pied une nouvelle base de données destinée à devenir un troisième pilier dans la lutte contre la criminalité, au même titre que le recours à l'ADN ou aux empreintes digitales.

Viido cherche notamment à incorporer à ce nouvel outil un logiciel permettant de repérer des suspects grâce à des signes distinctifs, comme des logos. Le groupe voudrait également que les photos des personnes déjà reconnues coupables de tels crimes soient ajoutées à cette base de données.

Par ailleurs, les photos de suspects dans des affaires de voies de fait, de vols ou de viols seront affichées sur Internet dès le mois prochain. L'objectif est de montrer que les caméras fonctionnent comme effet dissuasif.

Selon certaines estimations, il y aurait jusqu'à 4,2 millions de caméras de surveillance installées sur le territoire britannique.

Avec les informations de BBC, The Guardian, et Times

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