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L'Indonésie pourrait quitter l'OPEP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Incapable d'atteindre les seuils de production minimum que lui impose sa participation à l'OPEP, l'Indonésie, devenue importateur net de pétrole, envisagerait de se retirer de l'organisation des pays exportateurs.

La production indonésienne de pétrole, qui souffre d'une décennie de sous-investissements en exploration et en forage, a diminué au point d'amener les dirigeants du pays à remettre en question leur participation à l'OPEP.

En effet, le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, a déclaré, mardi, que son gouvernement envisageait de se retirer prochainement de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole afin de consacrer toutes ses énergies à la remise en état des capacités pétrolières de l'Indonésie.

« Nos puits s'assèchent », a indiqué le président indonésien lors d'un discours télévisé pendant lequel il a expliqué que l'Indonésie doit se concentrer sur l'augmentation de sa production intérieure, une tâche qui devrait prendre, selon le président, « de un à trois ans ».

Depuis quelques années, les pétroliers indonésiens peinent à atteindre les quotas de l'OPEP et de plus en plus d'analystes estiment que le déclin de la production indonésienne a entraîné parallèlement le déclin de son influence au sein du cartel.

Des experts indonésiens du secteur pétroliers pensent quant à eux que le simple fait d'être passé, ces dernières années, d'exportateur à importateur de pétrole devrait justifier le retrait de l'OPEP.

« Nos intérêts sont maintenant différents. Comme importateur, nous voulons que les prix du pétrole baissent le plus possible, puisque ces coûts agissent directement sur nos budgets. Mais les exportateurs, eux, prônent un prix raisonnable, voir plus élevé, puisque c'est leurs principales sources de revenue », explique un expert indonésien interviewé par le magazine économique américain Forbes.

L'Indonésie, membre de l'OPEP depuis 1962, a vu sa production chuter dramatiquement en quelques années, passant de 1,6 million de barils par jour (bpj) à moins de un million actuellement. Selon les règles de l'OPEP, l'Indonésie devrait produire un peu moins de un million de bpj.

Le cartel du pétrole est sujet à de plus en plus de pressions de la part des grands pays consommateurs pour que la production soit rapidement relevée, ce qui pourrait contribuer à faire chuter les prix records enregistrés ces derniers mois.

Mardi, les cours du brut sur les marchés new-yorkais et londoniens ont atteint de nouveaux sommets, un baril de brut se négocie pour environ 120 $US.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Forbes

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