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Ne touchez pas au réseau public!

Radio-Canada

Des milliers de personnes ont marché dans les rues de Montréal, samedi, afin de dénoncer la privatisation grandissante du système de santé du Québec. Quelque 120 personnes de l'Abitibi-Témiscamingue ont pris part à cette manifestation.

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Montréal, samedi, pour manifester leur appui au système de santé public. Quelque 120 personnes de l'Abitibi-Témiscamingue ont pris part à cette manifestation.

La marche était organisée par une coalition regroupant une cinquantaine d'organismes provenant de différents milieux, par exemple syndical, communautaire, étudiant et féministe. Selon la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), 50 000 personnes ont pris part à la marche, qui a débuté au parc Lafontaine pour se terminer au mont Royal.

Les manifestants s'inquiètent de la place grandissante du privé dans le système de santé. Selon eux, cette situation mènera inévitablement à un système de santé à deux vitesses qui favorisera les riches au détriment des pauvres.

Ils veulent aussi réitérer leur opposition à tout recours additionnel au secteur privé, aux assurances privées ou à l'introduction de tarifs ou de franchises pour financer le système de santé.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, dit surtout s'inquiéter des nouvelles dispositions qui viennent s'ajouter à la loi 33, adoptée en décembre 2006 pour encadrer la place du privé en santé. « Il y a des règlements qui se rajoutent à la loi 33 [...] qui vont permettre de faire dans le privé 56 chirurgies différentes. Les nouveaux règlements incitent aussi les spécialistes à se désengager du public pour s'en aller dans le privé, ce qui va faire que les listes d'attente vont être encore plus longues pour la classe moyenne et la classe défavorisée, et les mieux nantis vont pouvoir se faire opérer les premiers », dit-il.

À l'heure actuelle, 150 médecins sur 18 000 au Québec sont complètement désaffiliés du réseau public. Et le principal employeur de 4 % des infirmières est une agence privée de santé.

Plus tôt cette semaine, les syndicats ont déposé une pétition de 80 000 noms demandant au gouvernement Charest d'empêcher l'instauration d'un système parallèle de santé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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