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Dallaire réclame le rapatriement de Khadr

Radio-Canada

Le sénateur libéral propose l'adoption d'une motion demandant le rapatriement de l'ex-enfant soldat détenu depuis six ans sans procès dans les geôles américaines de Guantanamo.

Le sénateur libéral Roméo Dallaire a réclamé, jeudi, le rapatriement au Canada d'Omar Khadr lors d'un discours prononcé au Sénat.

Le général à la retraite a aussi proposé l'adoption d'une motion demandant le rapatriement du Canadien de 21 ans détenu depuis six ans à la prison de Guantanamo pour la mort d'un soldat américain en Afghanistan.

Il a ajouté qu'il « harcèlerait » s'il le faut le premier ministre Stephen Harper et les députés conservateurs pour qu'ils entreprennent des pourparlers en vue du rapatriement d'Omar Khadr, selon le Toronto Star.

Omar Khadr était un enfant soldat recruté à la hâte par les talibans pour combattre les forces américaines déployées en Afghanistan au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Impliqué dans des combats de rue, il aurait tué un soldat américain en lançant une grenade dans un immeuble pendant la bataille. Arrêté en 2002, alors qu'il avait 15 ans, il a été accusé de meurtre par l'armée américaine. Il est détenu depuis à la prison de Guantanamo, où il n'a pas encore subi son procès.

Une obligation morale et légale

Le fait qu'Ottawa laisse croupir un ex-enfant soldat dans les geôles américaines risque par ailleurs de ternir la réputation de défenseur des droits civils et de la personne dont jouit le Canada dans le monde, selon Roméo Dallaire.

Pour le général à la retraite, Ottawa se doit de rapatrier Omar Khadr afin qu'il soit jugé en vertu du droit canadien. « Emboîtons le pas de nos alliés, qui ont obtenu la garde de leurs citoyens détenus à Guantanamo Bay », a plaidé le sénateur Dallaire.

Roméo Dallaire a aussi exhorté Ottawa, s'il obtient son rapatriement, à déployer tous les efforts nécessaires pour réhabiliter Khadr en vertu des traités internationaux signés par le Canada en 2000 sur les droits des enfants dans les conflits armés.

Dans un communiqué officiel, le bureau du sénateur Dallaire rappelle également qu'en février 2007, le Canada et 57 autres pays ont adhéré aux Engagements de Paris pour protéger les enfants de l'utilisation ou de l'enrôlement illégal des mineurs par les forces armées ou des groupes armés.

Le rapatriement d'Omar Khadr s'annonce d'autant plus ardu que, mercredi, un juge militaire américain a rejeté les arguments de son avocat qui demandait sa libération, sous prétexte qu'il n'était qu'un enfant au moment des faits qui lui sont reprochés.

Avec les informations de La Presse canadienne