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Obama scandalisé par le révérend Wright

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le candidat à l'investiture démocrate dénonce avec force plusieurs commentaires de son ancien pasteur qui alimentent les attaques de ses adversaires contre sa campagne.

Barack Obama a condamné avec une vigueur sans précédent son ancien pasteur pour des propos tenus lors de récentes sorties publiques, à l'occasion d'une conférence de presse tenue expressément à cette fin.

Le candidat démocrate à l'investiture, qui avait jusqu'ici laissé le « bénéfice du doute » à Jeremiah A. Wright Jr, refusant de juger l'homme à partir de quelques phrases tirées de sermons passés, estime dorénavant qu'il est allé trop loin.

« Je connais le révérend Wright depuis près de 20 ans. La personne que j'ai vue hier n'était pas la personne que j'ai rencontrée il y a 20 ans », a déploré Barack Obama, faisant allusion à la prestation du révérend devant le National Press Club, à Washington.

L'aspirant à la présidence s'est dit « scandalisé » et « attristé » par plusieurs déclarations de l'ancien pasteur de l'Église unie du Christ de la Trinité de Chicago. Il estime qu'elles sèment la division là où lui veut réconcilier, voire donnent « des munitions à ceux qui prêchent la haine. »

« Je ne crois pas que ses propos témoignent d'un grand respect pour ce que nous tentons de faire dans le cadre de cette campagne », a-t-il déploré, rappelant sa volonté de réunir les Américains au-delà des clivages sociaux et raciaux.

Positions controversées

Barack Obama reproche au pasteur Jeremiah Wright une série de commentaires laissant entendre que le gouvernement américain avait joué un rôle dans l'épidémie de sida qui touche la population noire, ou d'avoir mis sur un même pied le terrorisme et les activités militaires américaines à l'étranger.

Il lui reproche aussi d'avoir décrit Louis Farrakhan, controversé dirigeant de l'organisation politique et religieuse Nation of Islam, comme une des personnalités les plus importantes des XXe et XXIe siècles.

Barack Obama estime que M. Wright, en faisant ces commentaires dans le cadre de déclarations publiques visant à rectifier la perception dans l'opinion de l'Église afro-américaine, en vient dans les faits à la déformer davantage.

« Tout cela modifie la nature des relations que j'ai entretenues avec le révérend Wright », affirme M. Obama, qui, le mois dernier, dans son discours de Philadelphie, avançait qu'il ne pouvait renier Jeremiah Wright sans renier la communauté noire. Il ajoutait alors, comme maintenant, ne l'avoir jamais entendu tenir de tels propos lors des sermons auxquels il a assisté par le passé.

Sorties publiques

Las d'être caricaturé dans les médias et les publicités du camp républicain, le révérend Wright multiplie les sorties publiques depuis quelques jours. M. Wright estime que les critiques dont il a fait l'objet depuis quelques mois sont en fait des attaques contre l'Église afro-américaine « par des gens qui ne savent rien du passé des Afro-américains ».

Mais ses efforts pour justifier les propos controversés glanés dans ses sermons faits au fil des années, dont les médias, les républicains et la rivale de Barack Obama, Hillary Clinton, ont fait leurs choux gras, n'ont contribué qu'à alimenter davantage la controverse, embarrassant le camp Obama avec lequel, incidemment, il n'entretient aucun lien formel.

Avec les informations de Agence France-Presse, New York Times, et Reuters

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