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Risques mal calculés

Radio-Canada

Une analyse publiée dans le Journal of the American Medical Association sonne l'alarme au sujet des études cliniques sur le sang artificiel, qui ont entraîné un risque plus élevé de crise cardiaque et de mort chez les patients volontaires.

Une étude publiée par le Journal de l'association médicale américaine (JAMA) conclut que des essais cliniques sur des substituts sanguins menés au Canada et aux États-Unis ont mis en danger la santé, voire la vie, de nombreux patients.

Une analyse de 16 études cliniques sur des substituts sanguins montre que les patients ayant reçu ce sang artificiel avaient 30 % de plus de chances de mourir que ceux du groupe-contrôle. Aussi, le risque d'infarctus du myocarde était plus que triplé.

Les chercheurs estiment que les gouvernements devraient contraindre les compagnies pharmaceutiques à publier plus rapidement les résultats de leurs études cliniques. Les organismes de réglementation, Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) américaine, devraient avoir la possibilité de sévir, selon les chercheurs.

Ces pratiques sont contraires à l'éthique, a soutenu le Dr Joel Lexchin, de l'Université York à Toronto, en entrevue à la Presse canadienne.

La FDA tient deux jours d'audiences sur les substituts sanguins à compter de mardi, à Bethesda dans le Maryland. Pour sa part, le ministère canadien de la Santé a indiqué qu'il travaillait à élaborer un système réglementaire pour répertorier les études cliniques et encadrer la divulgation des résultats.

Des chercheurs travaillent depuis de nombreuses années pour découvrir un substitut sanguin qui pourrait être utilisé en zone de guerre ou en région éloignée. Le produit idéal pourrait être conservé longtemps, ne nécessiterait pas de réfrigération, éliminerait le risque de transmission du VIH ou d'autres infections et pourrait être administré à n'importe qui, peu importe son groupe sanguin.

Les produits essayés jusqu'à maintenant, outre le fait qu'ils n'avaient pas toutes les propriétés du sang, ont montré des risques. Seule l'Afrique du Sud a approuvé officiellement l'utilisation d'un substitut sanguin.

Avec les informations de La Presse canadienne

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