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Ottawa refuse un passeport à Abdelrazik

Radio-Canada

Un Canadien arrêté au Soudan il y a cinq ans veut revenir au pays, mais des diplomates canadiens refusent de lui fournir les papiers nécessaires. Abousoufian Abdelrazik est sur une liste noire internationale.

Un Canadien arrêté au Soudan il y a cinq ans et maintenant libre veut revenir au pays et voir sa famille à Montréal, mais des diplomates canadiens refusent de lui donner les papiers nécessaires.

Le Montréalais d'origine soudanaise Abousoufian Abdelrazik est sur une liste noire internationale. Le département d'État américain l'accuse d'avoir été s'entraîner dans un camp d'Al-Qaïda en Afghanistan en 1996, ce qu'il nie.

En 2000, il s'était rendu aux États-Unis volontairement pour témoigner au procès du terroriste Ahmed Ressam, qu'il avait croisé dans une mosquée de Montréal fréquentée par des islamistes.

En 2003, il se rend au chevet de sa mère malade, au Soudan, mais ce pays l'incarcère à deux reprises. Des documents obtenus par le Globe and Mail en vertu de la Loi sur l'accès à l'information laissent entendre que les services secrets canadiens auraient transmis au gouvernement de Khartoum un dossier liant Abdelrazik à Al-Qaïda.

En 2006, un pays inconnu le fait placer sur la liste des suspects de terrorisme international du Conseil de sécurité des Nations unies, affirmant qu'il a fréquenté le cerveau des attentats du 11 septembre, Abou Zubaydah, et qu'il a séjourné dans un camp d'entraînement en Afghanistan, en 1996.

À Ottawa, l'avocat d'Abdelrazik, Yavar Hameed, rejette ces allégations. « M. Abdelrazik me dit qu'il n'est jamais allé en voyage en Afghanistan. Deuxièmement, qu'il ne connaît pas M. Abou Zubaydah », déclare-t-il.

Depuis 2004, les Soudanais, qui n'ont rien retenu contre lui, demandent au Canada de rapatrier Abousoufian Abdelrazik. Ottawa refuse de lui délivrer un passeport ou des documents de voyage, affirme son avocat.

Aucune compagnie aérienne ne peut accepter un passager qui est sur la liste noire des terroristes. Abdelrazik, qui ne fait l'objet d'aucune poursuite connue, ne peut revenir au pays que dans un avion du gouvernement canadien ou du gouvernement soudanais. Personne ne semble toutefois souhaiter le rapatrier.

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