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Remstar présente sa vision

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nouveau propriétaire de TQS estime nécessaire de délaisser l'information locale et de miser sur la production indépendante. Les syndiqués se rencontrent samedi à Trois-Rivières pour trouver comment contrer les visées de Remstar.

La demande du nouveau propriétaire de TQS, Remstar Diffusion, déposée devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), a été rendue publique vendredi.

Remstar Diffusion invoque plusieurs arguments pour justifier sa décision de supprimer les émissions d'information de la télévision généraliste apparue sur les ondes en 1986:

  • TQS a un public cible plus jeune que ses concurrents, soit de 18 à 49 ans;
  • Remstar ne veut pas rivaliser avec les nouvelles de Radio-Canada et de TVA;
  • Remstar veut offrir de la programmation locale, et non de l'information locale.

Le nouveau propriétaire de TQS demande au CRTC de faire preuve de flexibilité. Dans son mémoire complémentaire, il demande que, sur le plan réglementaire, « les attentes soient clairement définies et mesurables [...] jusqu'au 31 août 2015 ».

Remstar Diffusion a été créée afin de rendre possible l'achat de TQS. Il s'agit d'une compagnie soeur de Remstar Corporation. Cette dernière, fondée en 1997 par Maxime et Julien Rémillard, est axée sur le dédeloppement, le financement, la production et la distribution de produits cinématographiques et télévisuels.

Nouvelle programmation

Remstar affirme vouloir miser sur les producteurs locaux dans chaque région pour développer de nouveaux concepts d'émission. L'entreprise rappelle que la grande majorité des 20 émissions en langue française les plus regardées au Québec sont produites au Québec.

Ainsi, le nombre d'heures consacrées à la production locale sera de cinq par semaine à Québec, et d'une heure et demie par semaine à Sherbrooke, au Saguenay et en Mauricie. À Montréal, TQS a l'intention de diffuser 15 heures de programmation locale.

Le nouveau TQS compte également proposer des jeux-questionnaires, des émissions « d'éducation informelle » et des « tribunes de nature informative ». Des films seraient présentés l'après-midi, dès 12 h 30, ainsi que du cinéma et des dramatiques le soir.

Dans la grille horaire proposée, TQS prévoit diffuser tous les soirs de la semaine une émission sportive à 22 h plutôt que des bulletins d'information. Il y aurait également du sport le matin.

Des chiffres

Selon les chiffres divulgués vendredi par Remstar, les dépenses de programmation de TQS passeront de 66,9 millions de dollars cette année à 47,9 millions de dollars en 2008-09, puis à 57,2 millions de dollars en 2014-15. L'abolition du service de l'information devrait permettre de faire des économies de 21,3 millions de dollars.

Audiences publiques

Le CRTC entendra la demande de Remstar à compter du 2 juin, lors d'audiences qui se tiendront d'abord à Montréal. Elles se poursuivront ensuite à Québec. Entre-temps, d'ici le 15 mai, le Conseil recevra les interventions et observations de quiconque désire se faire entendre dans ce dossier.

Des vagues

L'annonce de mettre fin au service de l'information a suscité une véritable commotion, cette semaine, et continue de faire des vagues. Déjà, deux clients du réseau ont fait savoir qu'ils n'achèteraient plus de publicité, en soutien aux travailleurs mis à pied.

De plus, le maire de Québec, Régis Labeaume, considère qu'il s'agit d'un dossier majeur pour sa ville et promet d'essayer de faire tomber cette transaction.

S'il le faut, on va essayer d'aller en injonction. [...] Par ailleurs, on va préparer notre présentation devant le CRTC parce qu'on a beaucoup de questions à leur poser. [...] C'est gros pour l'avenir des nouvelles à Québec. On pense qu'il est de notre devoir d'investir là-dedans, puis on a décidé d'investir.

Une citation de :Régis Labeaume

De leur côté, les syndicats ont déjà pris contact avec deux des acheteurs qui avaient été écartés du dossier.

Selon le quotidien La Presse, tant la firme d'investissement torontoise Catalyst Capital Group que le consortium québéco-ontarien formé de Section Rouge Média et Evolutra Global demeureraient intéressés à acquérir TQS.

Si jamais le CRTC annule la transaction avec Remstar, les deux aspirants soutiennent qu'ils maintiendraient en place le secteur de l'information.

Les syndiqués se rencontrent samedi à Trois-Rivières pour établir un plan d'action.

Avec les informations de La Presse canadienne

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