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Front commun pour TQS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les députés de l'Assemblée nationale adoptent à l'unanimité une motion enjoignant le gouvernement du Québec à exiger du CRTC le maintien du service d'information de TQS.

L'annonce de l'abolition prochaine de tous les bulletins de nouvelles à TQS a provoqué une onde de choc à Québec, où les leaders politiques ont tous dénoncé la décision de Remstar, le nouveau propriétaire de TQS.

L'acquéreur du réseau TQS veut abolir plus de 260 postes dans ses cinq stations de la province, soit près de la moitié de son personnel syndiqué.

Le premier ministre Jean Charest a déclaré qu'il exercerait des pressions sur le cabinet fédéral pour que le CRTC refuse les demandes de Remstar, même si, en principe, il s'agit d'un organisme indépendant.

Les députés de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité une motion présentée de façon conjointe par les trois partis, enjoignant le gouvernement du Québec à exiger du CRTC le maintien du service d'information de TQS.

Texte de la motion

« Que l'Assemblée nationale réitère l'importance dévolue à la diversité de l'information ainsi qu'à l'information régionale dans une société démocratique et enjoigne le gouvernement du Québec à exiger du CRTC le maintien du Service de nouvelles de TQS. »

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé au premier ministre s'il était prêt à « s'engager à ce qu'il y ait des audiences publiques du CRTC sur cette question, qui se tiendraient à Québec ».

Le premier ministre Charest n'a pas hésité une seconde: « Nous voulons que TQS puisse survivre et continue à servir les Québécois en diffusant de l'information de qualité dans chacune des régions, alors si ça contribue à atteindre l'objectif, nous sommes pleinement d'accord. »

Droit de regard du fédéral

Josée Verner, ministre du Patrimoine et députée de la circonscription de Louis-Saint-Laurent, dans la région de Québec, se dit très déçue de la décision de TQS, mais dit qu'elle ne peut rien faire pour le moment. Elle n'exclut toutefois pas l'utilisation d'un éventuel droit de regard du cabinet sur la décision du CRTC.

« Comme tout le monde dans la région de Québec, je me reconnaissais dans le bulltein de nouvelles de TQS. Je suis déçue pour les employés. Je trouve ça extrêmement triste, sauf que je comprends qu'il y a une décision d'affaires en cours. Remstar rachète TQS qui était en très mauvaise situation financière. Ils doivent présenter un plan d'affaires. Le service de nouvelles, selon ce qu'on comprend, leur coûtait trop cher, mais ils vont devoir présenter une demande de licence », a déclaré Mme Verner.

« Dans les prochaines heures, a-t-elle ajouté, le président du CRTC va recevoir une lettre de ma part dans laquelle je lui demande d'être informée de ce qui va être mis en place pour la demande de licence. [...] En bout d'exercice, quand il y aura eu une décision du CRTC, on examinera le droit de regard, s'il y a lieu », a ajouté Mme Verner.

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