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Béchard revient à la charge

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Ressources naturelles du Québec songe à présenter une version modifiée de son projet de loi pour obliger les pétrolières à expliquer au public les variations du prix de l'essence d'une région à l'autre.

La flambée du prix de l'essence à la pompe incite le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, à relancer son projet de loi 41 sur les pétrolières.

Ce projet de loi, rejeté par l'opposition à l'automne dernier, vise à obliger les pétrolières à justifier auprès des consommateurs les variations du prix de l'essence à la pompe. Une démarche que l'opposition jugeait complexe et inefficace.

Or, considérant les variations parfois importantes du prix de l'essence d'une région à l'autre, le ministre Béchard entend revenir à la charge avec un projet de loi modifié pour faire la lumière sur cette pratique des pétrolières.

« Cela nous permettrait de savoir qui est à l'origine des flambées. En plus, cela amènerait un peu de gêne pour ceux qui doivent expliquer pourquoi les prix augmentent les vendredis », a expliqué le ministre Béchard.

Des écarts de prix injustifiés

Outre les importantes augmentations que subit le prix du baril de pétrole sur les marchés internationaux, des disparités notables des prix de l'essence à la pompe sont constatées entre les régions.

Par exemple, lundi dernier, dans la plupart des stations-service montréalaises, le litre d'essence ordinaire se vendait à plus de 1,34 $, tandis qu'ailleurs au Québec, il n'atteignait que 1,28 $ et même 1,25 $ à Sherbrooke.

Ce sont des écarts de prix de ce genre que le ministre Béchard conteste. « J'ai fait Montréal-Québec à plusieurs reprises ces dernières semaines et je n'ai pas vu de conflit géopolitique à Drummondville. Qu'est-ce qui explique alors que dans une région il y a des variations et pas dans l'autre? », a déclaré mercredi Claude Béchard.

Reconnaissant que le gouvernement du Québec n'a aucune emprise directe sur les prix du pétrole et l'appétit des pétrolières, le ministre Béchard voudrait à tout le moins les obliger à justifier ces écarts de prix aux consommateurs québécois.

Les prix de l'essence

Mercredi, à la mi-journée, le baril de pétrole brut se négociait à 117,84 $US à New York, en baisse de 23 ¢US.

À la pompe, le prix de l'essence ordinaire oscillait mercredi au Québec entre 1,34 $ et 1,21 $ le litre, selon les régions.

Avec les informations de La Presse canadienne

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