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L'ALENA au coeur des discussions

Radio-Canada

Les dirigeants nord-américains poursuivent leur campagne en faveur d'une plus grande libéralisation des échanges, dans le cadre de la rencontre du Partenariat sur la sécurité et la prospérité.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le président américain, George W. Bush, et le président mexicain, Felipe Calderon, ont de nouveau plaidé mardi en faveur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) au terme d'un sommet de deux jours en Louisiane.

Réunis depuis lundi à la Nouvelle-Orléans pour discuter de divers sujets communs, les trois chefs ont abordé la question de l'ALENA, bien que ce sujet ne figurait pas à l'ordre du jour de la rencontre.

L'ALENA, bouc émissaire du ralentissement économique américain

C'est que l'ALENA est au coeur d'un vif débat aux États-Unis depuis que les candidats à l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de novembre prochain, Barack Obama et Hillary Clinton, ont déclaré qu'ils comptaient renégocier l'accord ou même retirer leur pays du traité si le Canada et le Mexique refusaient de le rouvrir.

Les deux candidats accusent l'ALENA d'avoir provoqué la perte de millions d'emplois aux États-Unis depuis son entrée en vigueur, en 1994.

Un point de vue auquel s'oppose le président Bush, qui a déclaré, mardi en conférence de presse, que les États-Unis tirent d'importants avantages commerciaux de l'ALENA. « Ce n'est pas le moment de renégocier l'ALENA, ou de se détourner de l'ALENA, mais c'est le moment de travailler pour le rendre meilleur pour tout le monde », a déclaré le président américain. Ce dernier a ajouté que l'ALENA avait permis de créer de nombreux emplois aux États-Unis.

Le premier ministre Stephen Harper a aussi défendu l'ALENA en rappelant aux Américains qu'une plus grande prospérité passe par une augmentation des échanges commerciaux. « Il est clair qu'une plus grande coopération nord-américaine est le meilleur moyen de créer des emplois et de concurrencer efficacement avec les autres blocs commerciaux de la planète », a-t-il ajouté.

Mais s'il devait renégocier l'ALENA, M. Harper a précisé que le Canada serait en bien meilleure position pour le faire, étant donné le rôle qu'il joue aujourd'hui dans l'approvisionnement énergétique des États-Unis.

Cette levée de boucliers des Américains contre l'ALENA survient au moment où la crainte d'une récession et de vastes pertes d'emplois s'intensifient dans la population américaine.

Sécurité et entraves au commerce

Outre l'ALENA, Stephen Harper, George W. Bush et Felipe Calderon ont discuté de plusieurs sujets communs. M. Bush a notamment profité de l'occasion pour plaider en faveur de la ratification, par le Congrès américain, d'un accord de libre-échange avec la Colombie. Ce à quoi ne s'opposent pas le Canada et le Mexique.

Les entraves à la circulation des biens et des personnes posées par le renforcement des contrôles de sécurité américains aux frontières ont occupé une part importante des discussions.

Les trois hommes ont aussi abordé la lutte contre le trafic de drogues et d'armes, l'immigration, l'harmonisation des réglementations dans l'industrie automobile, ainsi que les changements climatiques.

La prochaine rencontre des dirigeants nord-américains doit avoir lieu au Mexique. Elle devrait avoir lieu après l'élection et l'entrée en fonction du prochain président américain.

Le bloc commercial que forment le Canada, les États-Unis et le Mexique est le plus important de la planète en terme de la valeur des échanges qui atteignent près de 1000 milliards de dollars par an.

Avec les informations de La Presse canadienne

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