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Les grands pollueurs se réunissent

Radio-Canada

Les 16 principales économies mondiales, source de 80 % des émissions polluantes de la planète, se réunissent pour deux jours à Paris afin d'y tenir des discussions non officielles sur le réchauffement climatique.

Les plus grands pollueurs de la planète se réunissent à Paris, jeudi et vendredi, à l'initiative du président américain George W. Bush, pour discuter de l'éventuelle mise en oeuvre d'un plan de lutte contre le réchauffement climatique.

Sont attendus dans la capitale française les délégués des États-Unis, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Royaume-Uni, du Japon, de la Chine, du Canada, de l'Inde, du Brésil, de la Corée du Sud, du Mexique, de la Russie, de l'Australie, de l'Indonésie et de l'Afrique du Sud, auxquels se joindront des représentants de l'Union européenne et des Nations unies.

La rencontre parisienne est la troisième du genre, après des discussions sans grand succès à Washington en septembre et à Hawaï en janvier. Ces pourparlers visent à mettre sur pied, d'ici la fin de l'année, un plan de lutte contre les changements climatiques qui prendrait le relais du protocole de Kyoto, qui se termine en 2012.

Pour de nombreux observateurs, toutefois, l'initiative environnementale du président Bush, dont l'administration est proche du lobby pétrolier, est surtout destinée à faire de l'obstruction aux discussions similaires menées sous l'égide des Nations unies.

Les États-Unis, en effet, refusent obstinément de s'engager à adhérer à un plan de lutte contre les changements climatiques qui contiendrait des objectifs précis et des mesures contraignantes.

De plus, Washington estime qu'un plan onusien qui n'inclut pas les grandes économies émergentes que sont l'Inde, la Chine ou le Brésil, de plus en plus polluantes, n'a aucune chance d'être efficace et ne ferait que nuire aux économies occidentales.

Mercredi, voulant probablement marquer le ton, les États-Unis ont annoncé qu'ils comptaient mettre un frein à la progression de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 pour, ensuite, commencer à réduire celles-ci.

Le président Bush, toutefois, évite de fixer des objectifs contraignants et chiffrés et de détailler ce qui ressemble plus à une déclaration d'intentions qu'à un véritable plan de lutte environnemental.

La plupart des participants à la rencontre de Paris ont d'ailleurs estimé que la position américaine est « décevante » et qu'elle marque « un retour en arrière » dans la lutte contre les changements climatiques.

Résumant la grogne des participants à l'encontre des États-Unis, le ministre sud-africain de l'Environnement, Marthinus van Schalkwyk, a déclaré que « nous attendons avec impatience l'administration américaine qui succèdera à l'actuelle, parce que nous croyons qu'elle ne pourra que mieux faire ».

En guise d'exemple, l'Union européenne propose, dans le cadre des discussions onusiennes, de réduire d'au moins 20 % les émissions mondiales d'ici 2030 et de 50 % d'ici 2050.

Les délégués à la rencontre de Paris veulent s'attarder plus particulièrement aux réductions d'émissions par grands secteurs de production industrielle.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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