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Menace de boycottage: l'Europe déchirée

Radio-Canada

Au lendemain de l'appel au calme des ministres des Sports, l'aile plus « politique » du Parlement européen est beaucoup moins catégorique au sujet du boycottage des Jeux de Pékin.

L'Union européenne ne doit pas exclure d'emblée l'hypothèse d'un boycottage politique des Jeux olympiques de Pékin pour protester contre la répression chinoise au Tibet.

Voilà en gros les propos du président du Parlement européen. Selon Hans-Gert Pöttering, les dirigeants qui ont prévu assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux doivent s'interroger sur leur présence.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est d'accord avec l'idée. Selon lui, l'Union européenne devrait songer à boycotter la cérémonie d'ouverture si les violences se poursuivent au Tibet. Mais il n'est pas question d'étendre le projet à toute la durée des Jeux, ce qui ne serait pas juste.

Le président du Parlement européen est plus catégorique. Il n'exclut pas un boycottage plus étendu. « Nous ne pouvons pas accepter ce qui se passe au Tibet. Les Chinois doivent comprendre cela, a-t-il indiqué. Nous devons adresser un signal à Pékin. »

La chancelière allemande Angela Merkel et les autres dirigeants européens ont invité la Chine à la retenue dans la répression des troubles au Tibet, mais ils n'ont pas réclamé, jusqu'à maintenant, un boycottage des Jeux.

Lundi, les ministres des Sports et les comités olympiques des pays de l'Union européenne se sont clairement opposés au boycottage des Jeux de Pékin.

Réaction de Chantal Petitclerc

De son côté, le Canada s'est prononcé contre un boycottage des Jeux, lundi, par la voix du président-directeur général du Comité olympique canadien, Chris Rudge.

« Nous croyons que la présentation des Jeux olympiques dans un pays est une force pour un changement positif », a dit M. Rudge.

« Que la Chine ne respecte pas les droits de l'Homme, c'est un fait connu, a ajouté l'athlète paralympique Chantal Petitclerc, mardi.

« On est un pays qui économiquement supporte la Chine (...), chacun aussi on est de très grands consommateurs de produits chinois, alors de mettre la responsabilité sur les athlètes, je trouve que c'est beaucoup. »