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Mission prolongée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Ottawa, la Chambre des communes a approuvé jeudi la prolongation de la mission canadienne dans la province de Kandahar, en Afghanistan, jusqu'en 2011.

Conservateurs et libéraux sont parvenus à s'entendre sur le texte de la motion. Le Bloc québécois et le NPD ont cependant voté contre.

Au total, 198 députés, les conservateurs et une partie des libéraux, ont approuvé la motion, contre 77, les bloquistes et les néo-démocrates, qui ont voté contre. Un rejet aurait signifié la chute du gouvernement, puisqu'il s'agissait d'un vote de confiance.

« Maintenant, nous avons une mission qui n'est pas une mission conservatrice ou une mission libérale, c'est une mission canadienne », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, après le vote.

En attendant les renforts de l'OTAN

De son côté, le ministre de la Défense, Peter MacKay, a indiqué que cet appui à la mission faciliterait le travail entrepris par le premier ministre Stephen Harper auprès d'autres pays, afin d'obtenir des troupes supplémentaires dans le cadre de la mission de l'OTAN.

Mercredi, le ministre Bernier a admis que les conservateurs n'avaient toujours pas trouvé les 1000 soldats supplémentaires qui doivent venir en renfort aux soldats canadiens à Kandahar.

Il s'agit d'une des conditions essentielles pour que le Canada reste en Afghanistan jusqu'en 2011. Ottawa devra aussi s'assurer que l'armée ait accès d'ici février 2009 à des hélicoptères et à des drones pour des tâches de surveillance et de ravitaillement.

Du côté de l'opposition officielle, les libéraux ont semblé rassurés quant à l'équilibre nécessaire entre les combats, le développement et la diplomatie dans le cadre de la mission en Afghanistan. Cela, même si plusieurs au sein des Forces canadiennes ont affirmé que les affrontements armés étaient inévitables.

« La lettre et l'esprit de la motion sont clairs. Nous avons eu ce que nous cherchons à obtenir, je pense », a déclaré le porte-parole libéral en matière de défense, Denis Coderre.

L'opposition déçue

Chez les deux autres partis d'opposition, c'était la déception. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a estimé que le gouvernement et l'opposition officielle avaient agi de façon irresponsable. Le Bloc, qui réclamait la fin de la mission en février 2009, comme prévu à l'origine, a déploré la décision de maintenir les soldats sans avoir toutes les informations nécessaires.

Pour leur part, les néo-démocrates continuent de réclamer la fin immédiate du déploiement canadien en Afghanistan. Leur chef Jack Layton a dénoncé la « prolongation d'une guerre pendant trois ans de plus ». « C'est une journée triste, parce qu'ils ont rejeté la voix de la paix que nous demandions », a déclaré M. Layton.

Une cinquantaine de manifestants pacifistes ont perturbé le vote aux Communes pour crier aux parlementaires de mettre fin à la mission, au lieu de la prolonger (« End it, don't extend it », disaient-ils). La sécurité les a expulsés, sans trop de grabuge.

Les conservateurs bien en selle

Les conservateurs de Stephen Harper auront donc survécu, jeudi, à deux votes de confiance: celui sur la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan, ainsi qu'un autre sur le budget 2008-2009.

La motion de voies et moyens portant sur la mise en oeuvre du budget présenté en février dernier a d'ailleurs été adoptée par 124 voix contre 87, jeudi après-midi.

Les conservateurs ne voulaient pas de bonification des régimes enregistrés d'épargne étude (REEE), comme le demandait le libéral Dan McTeague, appuyé par les trois partis d'opposition.

Ce projet de loi a tout de même été transmis au Sénat, où il fera l'objet d'une étude approfondie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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