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Remstar remporte la mise

Radio-Canada

Le conseil d'administration du réseau de télévision québécois accepte l'offre de Remstar, une société montréalaise de production et de distribution de divertissement.

Le conseil d'administration du réseau de télévision québécois TQS a annoncé lundi avant-midi qu'il acceptait l'offre d'achat soumise par Remstar.

L'identité de l'acheteur a été révélée lors d'une audience devant la Cour supérieure, au palais de justice de Saint-Jérôme.

L'offre de Remstar devra ensuite être acceptée par les créanciers du réseau, à qui TQS doit plus de 65 millions de dollars. Les créanciers devraient se prononcer sur une proposition en avril.

Remstar, en bref

Remstar est une société montréalaise de production et de distribution de divertissement qui appartient aux frères Maxime et Julien Rémillard. Fondée il y a une dizaine d'années, elle est responsable de la production de plusieurs films canadiens et internationaux, dont Ma fille, mon ange; Head in the Clouds, Le Secret de ma mère, Elles étaient cinq et Les Triplettes de Belleville. Remstar produit aussi des disques, dont le dernier du groupe montréalais Bran Van 3000. Les frères Rémillard sont les fils de Lucien Rémillard, qui a fait fortune dans le domaine de la gestion des déchets et qui est notamment propriétaire du luxueux hôtel St-James à Montréal.

Croulant sous les dettes, TQS s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, le 18 décembre dernier. Jusqu'à nouvel ordre, le réseau de télévision appartenant à Cogeco (60 %) et à CTV/Globemedia (40 %) doit s'entendre avec ses créanciers d'ici le 17 mars.

En annonçant sa décision de recourir à la protection de la loi, le président du conseil d'administration de TQS, Louis Audet, avait précisé que le réseau de télévision n'avait jamais été rentable et qu'il perdait maintenant 5 millions de dollars par année. « L'investissement total que nous [Cogeco et CTV/Globemedia] avons radié, si j'inclus la garantie d'emprunt de 12 millions que nous venons de commettre, se situerait dans l'ordre de 80 millions de dollars », expliquait-il.

TQS, qui emploie plus de 600 personnes, soutenait alors que le « marché francophone québécois de la télévision généraliste a connu une détérioration marquée malgré les mesures prises et les investissements effectués par l'entreprise au cours des derniers mois ». Le réseau évoquait notamment:

  • l'érosion des revenus tirés de la publicité au profit des chaînes de télévision spécialisées et d'Internet;
  • l'augmentation des coûts de production;
  • le refus récent du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes d'octroyer aux chaînes de télévision généralistes la possibilité de percevoir des frais d'abonnement pour la distribution de leur signal, comme le font les chaînes de télévision spécialisées;
  • l'avis de désaffiliation signifié à TQS par la Société Radio-Canada pour ses stations de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières.

TQS a reçu quatre offres d'achat.

Avec les informations de La Presse canadienne