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Une confiance renouvelée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Jean Charest reçoit un appui massif de plus de 97 % des militants du PLQ réunis en congrès à Québec, lors d'un vote de confiance.

Le 30e congrès annuel du Parti libéral du Québec (PLQ) se poursuit samedi à Québec pour préparer la prochaine plateforme électorale du parti.

Les militants étaient invités à se prononcer sur la direction de leur chef Jean Charest, lors d'un vote de confiance. Le résultat a été un appui massif de 97,23 %, avec une participation de plus de 98 % des 2000 militants.

Le premier ministre Charest a ainsi établi un record pour un chef de parti québécois lors d'un vote de confiance. L'ancienne marque appartenait jusqu'à maintenant au chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui avait reçu l'appui de 96 % de ses militants en 1999.

À la tête d'un gouvernement minoritaire, mais en nette remontée dans les sondages, M. Charest a indiqué que ce résultat était au-delà de ses espérances. « Je vous aime beaucoup, a-t-il lancé aux militants. On ne demandera pas de recomptage! »

« C'est un reflet de l'appui que vous m'avez toujours donné, a ajouté le chef libéral. Alors ensemble, nous allons écrire cette page d'histoire et nous allons dessiner l'avenir du Québec. »

Le vote de confiance est prévu par les statuts et règlements du Parti libéral du Québec lorsque le chef ne récolte pas une majorité de sièges aux élections générales, comme cela a été le cas le 26 mars 2007. Jean Charest n'avait pas été soumis à un tel vote depuis l'an 2000. Il avait alors récolté l'appui de 95 % des membres.

Depuis que le premier ministre a été porté au pouvoir une première fois en mars 2003, son leadership a souvent été contesté. Les grincements de dents se sont intensifiés après l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire en mars 2007, mais les changements dans l'entourage du premier ministre semblent avoir contribué à atténuer le mécontentement dont il faisait l'objet.

Au cours des dernières semaines, le gouvernement a déposé des rapports sur la santé, l'agriculture, les aînés et les forêts. Si les plans d'action tardent à venir, le gouvernement réussit néanmoins à occuper l'espace médiatique. Avec ce vote de confiance, les analystes s'entendent pour dire que Jean Charest aura les coudées franches pour mener ses projets.

Par ailleurs, Jean D'Amours, ancien maire de Rivière-du-Loup, est devenu samedi le nouveau président du Parti libéral du Québec.

Candidat libéral en mars 2007, M. D'Amours a été défait par Mario Dumont dans la circonscription de Rivière-du-Loup. Le nouveau président du PLQ milite au sein du parti depuis une vingtaine d'années.

Le séducteur

Dans son discours d'ouverture, vendredi, le premier ministre Charest s'est lancé dans un exercice de séduction à l'endroit des 2500 militants présents.

Visiblement en forme, le chef libéral a surtout voulu faire oublier les jours sombres qui ont suivi l'élection du 26 mars dernier, promettant des jours meilleurs. « J'ai écouté pour mieux agir et j'ai changé. Et vous les militants, vous ne m'avez jamais laissé tomber », a-il déclaré.

Même s'il a admis que la cohabitation forcée avec les deux autres partis à l'Assemblée nationale n'avait pas été toujours facile dans un contexte de gouvernement minoritaire, le premier ministre a fait un bilan plutôt positif de la dernière année. Il a estimé avoir été à la hauteur des attentes des Québécois.

Il a ensuite présenté les enjeux auxquels il entend maintenant s'attaquer avec le soutien de ses militants. Il a ainsi parlé, notamment, de développement économique, de développement durable et de remise en état des infrastructures.

M. Charest a également fait part de sa volonté de faire du Québec une « société de référence » qui attirera les « meilleurs de partout dans le monde ». « Vous avez la responsabilité de préparer l'avenir. [...] J'ai le goût d'aller encore plus loin avec vous pour faire grandir le Québec », a-t-il lancé à ses militants.

Un train de résolutions

La rencontre de la fin de semaine permet d'étudier une centaine de résolutions et de jeter les bases de la plateforme électorale du parti.

Le congrès du parti s'articule autour des travaux de quatre comités de réflexion, qui portent sur l'économie, l'environnement, l'identité nationale et de la famille. Les trois premiers groupes de travail ont été formés l'été dernier.

Le dernier, qui reprend un terme cher aux adéquistes, n'a été créé qu'en janvier dernier. Samedi, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et services sociaux, Éric Caire, a d'ailleurs rappelé au gouvernement Charest que l'ADQ attendait des mesures favorables à la famille et à la natalité dans le prochain budget.

Au chapitre des résolutions qui seront débattues au congrès libéral, trois retiennent particulièrement l'attention:

  • une résolution qui nationaliserait l'eau et qui forcerait ceux qui l'exploitent à verser des redevances à l'État;
  • une résolution qui étendrait le régime d'allocation familiale, de manière à ce que les femmes enceintes y aient accès à compter de leur 20e semaine de grossesse;
  • une résolution qui propose de faire passer de 18,5 à 20 % la contribution des parents qui envoient leurs enfants dans des garderies publiques. Cela se traduirait par une augmentation initiale du tarif de 7 à 8 $.

Le congrès du parti se tient à quelques jours du dépôt du budget provincial, jeudi prochain. Dix-huit délégués libéraux provenant de chacune des 125 circonscriptions du Québec sont présents au congrès.

Avec les informations de La Presse canadienne

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