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Nouveau sommet historique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le baril de brut se négocie au prix record de 104 $US à la Bourse de New York. Le prix est dopé par la baisse des stocks aux États-Unis, la faiblesse du dollar américain et la décision de l'OPEP de maintenir sa production inchangée.

À la Bourse de New York, le prix du baril de brut pour livraison en avril a grimpé de près de 4,50 $ mercredi pour atteindre un nouveau sommet historique à 104,56 $US.

Ce nouveau record est notamment attribuable au recul inattendu des réserves de brut, à la faiblesse du dollar américain et à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de ne pas augmenter sa production.

Le département américain de l'Énergie a en effet annoncé mercredi que ses stocks de brut ont chuté de 3,1 millions de barils la semaine dernière. Les analystes s'attendaient plutôt à une hausse de 2,4 millions de barils.

Le dollar américain a quant à lui poursuivi sa dégringolade des derniers mois par rapport à l'euro. En fin d'avant-midi, la monnaie européenne valait 1,53 $US. Cette situation pousse les investisseurs à acheter du pétrole, puisque cette ressource se négocie en dollars américains.

Un peu plus tôt, à Vienne, les 13 pays membres de l'OPEP ont décidé de maintenir leur production inchangée à 29,67 millions de barils par jour (bpj), ou environ 32 millions de bpj en tenant compte de la production irakienne.

Le baril de pétrole avait atteint un prix record de 103,95 $US, lundi, à New York, surpassant le précédent record établi en 1980. Le baril avait alors atteint 38 $US, ce qui équivaut à 103,76 $, de l'avis de plusieurs analystes, si l'on rajuste le prix en fonction de l'inflation.

L'OPEP ne bouge pas

L'OPEP indique que les prix historiquement élevés de l'or noir ne sont pas attribuables aux forces du marché, mais « à la faiblesse de la devise américaine, à l'inflation croissante et à un afflux de capitaux sur le marché des produits de base ».

L'organisation a donc rejeté les appels de nombreux pays occidentaux, dont les États-Unis, en faveur d'une hausse de la production. Ce scénario aurait normalement entraîné une baisse des prix du brut.

Mardi, le président américain avait réitéré cet appel. « Je crois que c'est une erreur de laisser l'économie de votre plus important client ralentir en raison des hauts prix de l'énergie », a-t-il affirmé. Il avait tenu le même langage lors de sa récente visite en Arabie saoudite.

L'OPEP en bref

L'OPEP regroupe l'Arabie saoudite, l'Algérie, l'Angola, l'Indonésie, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Lybie, le Nigeria, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Venezuela et l'Équateur. La production irakienne n'est pas soumise aux quotas depuis mars 1998. Le Département américain de l'Énergie estime que la production des pays membres équivaut à environ 40 % de la production mondiale.

L'OPEP a par ailleurs déclaré officiellement qu'elle soutenait le Venezuela dans la crise diplomatique qui l'oppose à la Colombie.

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