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Les libéraux ne s'excusent pas

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré l'intention des conservateurs de poursuivre les libéraux pour des propos jugés diffamatoires sur leur site web, le chef Stéphane Dion déclare qu'il n'a pas l'intention de se laisser intimider et demande à son tour à Stephen Harper de s'excuser.

Le chel libéral Stéphane Dion ne recule pas. Malgré l'intention des conservateurs de poursuivre les libéraux pour des propos jugés diffamatoires sur leur site web, M. Dion affirme qu'il n'a pas l'intention de se laisser intimider et demande à son tour au premier ministre Stephen Harper de s'excuser.

Lundi matin, M. Harper a mis les libéraux en demeure de retirer certaines allégations de leur site web, mais les libéraux refusent de présenter des excuses.

Selon les libéraux, le premier ministre était au courant de la présumée offre d'une assurance vie de 1 million de dollars au député indépendant Chuck Cadman en échange d'un vote. La Chambre devait accorder un vote de confiance au gouvernement libéral de Paul Martin, et les conservateurs avaient besoin d'appuis pour défaire le gouvernement. Cadman était député indépendant, et gravement malade.

Il a finalement voté avec le gouvernement Martin, qui est resté au pouvoir jusqu'en novembre suivant. Il est aujourd'hui décédé.

Stephen Harper a fait parvenir une mise en demeure à Stéphane Dion et au Parti libéral du Canada, exigeant le retrait de textes du site Internet des libéraux qui affirment que le premier ministre était au courant de la présumée offre financière dans les jours précédant le vote de confiance, en mai 2005.

Stephen Harper
Stephen Harper

À la période de questions, lundi, à la Chambre des communes, le premier ministre a sommé le chef libéral de s'excuser formellement.

Stéphane Dion a dit qu'il ne se laisserait pas intimider. « Il va falloir beaucoup plus que des menaces de poursuite pour nous empêcher de révéler la vérité », a-t-il dit.

« La vérité c'est que les tribunaux vont démontrer que c'est la plus grosse erreur du chef du Parti libéral », a répliqué Stephen Harper.

À l'extérieur de la Chambre des communes, Stéphane Dion a ajouté que c'était plutôt au premier ministre de s'excuser. « C'est encore une tentative d'intimidation de la part d'un premier ministre qui ne con78naît pas d'autre stratégie », a-t-il dit.

Puis, se référant à l'enregistrement d'un auteur d'une biographie de Chuck Cadman, M. Dion a dit qu'on entendait très bien M. Harper parler de considérations financières. « Le premier ministre savait qu'une offre avait été faite qui contenait des considérations financières. En termes légaux, vous savez ce que ça veut dire ». M. Dion laisse ainsi entendre que M. Harper savait qu'il enfreignait le Code criminel.

La veuve de Cadman appuie Harper

Dona Cadman, en septembre 2005
Dona Cadman, en septembre 2005 © PC/Richard Lam

Dans une déclaration écrite publiée lundi, la veuve de Cadman affirme que Stephen Harper n'était pas au courant de la présumée offre financière faite à son mari dans les jours précédant le vote de confiance.

Dona Cadman, candidate du Parti conservateur en vue des prochaines élections dans la circonscription de Surrey-Nord, en Colombie-Britannique, soutient que M. Harper lui avait assuré, il y a deux ans et demi, qu'il ne savait rien de cette offre. Elle a précisé qu'elle avait vu dans ses yeux qu'il disait la vérité.

Mme Cadman considère que l'offre était le résultat d'un excès de zèle de deux personnes et non d'une démarche du Parti.

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