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Les certificats de la colère

Radio-Canada

C'est l'indignation générale en réaction au renouvellement de certificats de sécurité par le gouvernement canadien, contre cinq hommes soupçonnés d'activités terroristes.

Ce n'est pas avant mardi ou mercredi qu'Adil Charkaoui, un des cinq présumés terroristes, devrait réagir publiquement aux nouvelles allégations du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

Mais le renouvellement des certificats de sécurité soulève déjà un tollé général contre Ottawa.

Selon divers spécialistes, il est évident que le gouvernement n'a pas de preuves solides pour incriminer les cinq hommes. Par exemple, Philippe Robert de Massy, un avocat de la Ligue des droits et libertés.

« Ça vaut quoi, cette information? Ces fuites du SCRS sont honteuses. Qu'ils fassent la preuve et qu'on les laisse se défendre. Mais là, comment peuvent-ils se défendre? Il y a de l'information qui arrive de toutes parts. On ne sait pas de quoi il s'agit », ajoute M. Robert de Massy.

Le comportement du SCRS est inacceptable et celui du ministère de la Sécurité publique, qui est sûrement de connivence, l'est tout autant.

Maître Philippe Robert de Massy

Dans un communiqué samedi, Adil Charkaoui a carrément rejeté les nouvelles allégations que le SCRS a publiées la veille. M. Charkaoui réagira davantage publiquement en compagnie de ses avocats la semaine prochaine.

Un regroupement de sympathisants indique qu'Adil Charkaoui demande « une véritable occasion de laver son nom des accusations portées contre lui dans le cadre d'un procès juste et ouvert ».

Selon le SCRS, Adil Charkaoui avait eu un comportement mystérieux et violent, en plus d'avoir déjà planifié de piloter un vol commercial à des « fins d'agressions ».

Les nouvelles accusations du SCRS ont coïncidé vendredi avec le renouvellement des efforts du gouvernement fédéral pour déporter cinq musulmans soupçonnés de lien avec des réseaux terroristes.

Avec les informations de La Presse canadienne, La Presse, The Globe and Mail, et Le Devoir