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Des dons embarrassants

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le centre, dont les thérapies sont basées sur les techniques du fondateur de l'Église de scientologie, a créé un malaise en offrant des dons à divers organismes communautaires de la région.

Le centre de désintoxication Narconon de Trois-Rivières, dont les thérapies sont basées sur les techniques du fondateur de l'Église de scientologie, a créé un malaise en offrant des dons à divers organismes communautaires de la région. Radio-Canada a appris que certains organismes ont refusé l'argent pour ne pas être associés à Narconon et que d'autres ont été indisposés par la façon dont le centre a fait la promotion de son geste à maintes reprises.

Narconon a récemment remis des dons totalisant 5000 $ à divers organismes communautaires.

Sylvie Tardif, qui est responsable de l'organisme d'alphabétisation Comsep, n'a pas donné suite à l'offre de don. « Je voulais vérifier, avoir un peu plus d'information par rapport à Narconon et par rapport à l'Église de scientologie. On n'avait pas le temps de le faire, car il fallait déposer en dedans de 24 heures. J'ai préféré que l'on n'aille pas de l'avant. »

La directrice de la Maison La Séjournelle de Shawinigan, qui vient en aide aux femmes victimes de violence, a accepté le don, avant de se raviser. « On a vu qu'il y avait des liens possibles entre Narconon et l'Église de scientologie. C'est contre notre mission, l'approche de l'Église de scientologie, ce qui fait que l'on a refusé le don », explique Denise Tremblay.

Mme Tremblay ajoute qu'elle a dû interpeller Narconon à deux reprises pour faire retirer le nom de son organisme de la publicité télévisée de Narconon. « Il y a un manque d'éthique et de transparence très clair dans ce type d'approche. Une photo après un chèque, c'est normal, mais une utilisation à plus long terme d'un nom, je trouve ça déplorable », affirme-t-elle.

Louise Cossette, de l'organisme Moisson Mauricie, a pour sa part accepté le don de 2000 $ offert par Narconon. Elle a toutefois constaté par la suite qu'une publicité télévisée du centre de désintoxication faisait la promotion de ce don. « J'ai été très surprise, parce que l'on n'avait pas eu de demande à l'effet qu'on ferait de la publicité avec cet événement. D'ailleurs, on avait dit à Narconon qu'il n'y aurait aucun engagement de la part de Moisson Mauricie », précise-t-elle.

Narconon se défend

De leur côté, les dirigeants de Narconon rétorquent qu'ils croyaient bien faire en aidant des organismes de la région.

Le porte-parole du centre, Sylvain Fournier, admet toutefois qu'une erreur s'est glissée dans la publicité télévisée. « Au début, le nom Séjournelle est apparu. On m'a téléphoné pour nous faire part qu'il fallait l'enlever », soutient-il.

Narconon se défend également d'être lié à l'Église de scientologie. L'organisme confirme toutefois que le fondateur du centre s'est inspiré des propos du fondateur de l'Église de scientologie, Ron Hubbard.

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