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Un accueil favorable

Radio-Canada

Les milieux concernés se disent majoritairement satisfaits de la réforme du régime forestier déposée jeudi par le ministre Béchard.

L'orientation générale du livre vert a été plutôt bien accueillie par les milieux concernés.

Prudent, le Conseil de l'industrie forestière du Québec se dit ouvert à la discussion et annonce qu'il participera à la consultation.

Le président de l'organisme, Guy Chevrette, a dit qu'il aurait beaucoup de questions à poser au ministre, particulièrement en ce qui a trait au droit de premier preneur, qui risque de heurter des industriels. Il veut aussi une étude d'impact des mesures proposées sur l'industrie.

De son côté, le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, était tout sourire de voir Québec confier davantage de pouvoirs aux régions en matière de gestion forestière.

On ouvre maintenant une nouvelle époque, une nouvelle ère de la gestion forestière au Québec qui met à contribution les milieux mêmes. On est très satisfaits.

Une citation de Bernard Généreux

Le porte-parole de l'opposition officielle, Sébastien Proulx, a reconnu que l'abandon des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) n'était pas « un mince changement », en se demandant toutefois comment le système de Bourse de la forêt allait fonctionner.

Au Parti québécois, on a dit partager les objectifs poursuivis par le livre vert, « mais il reste à voir si les moyens proposés sont les meilleurs pour y parvenir », a indiqué la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Johanne Morasse.

La CSN salue l'engagement du Livre vert sur la forêt de porter à 8 % la proportion des aires protégées d'ici la fin de l'année.

La présidente de la centrale syndicale Claudette Carbonneau se félicite également de la séparation des activités d'approvisionnement et de celles liées à l'aménagement de la forêt, ainsi que l'intensification de la sylviculture.

Elle compte cependant veiller à ce que ces changements contribuent à l'amélioration des conditions de travail des ouvriers sylvicoles.

Le groupe écologiste Greenpeace, de son côté, se montre beaucoup plus critique. Il applaudit le fait que le système des CAAF prenne fin, mais déplore ce qu'il appelle un manque de vision en matière de conservation de la ressource.

Greenpeace apprécie le fait que les régions auront une plus grande responsabilité sur leur gestion forestière et que l'industrie ait moins de libertés. Le groupe écologiste déplore cependant le fait que le livre vert du ministre soit muet sur la conservation du patrimoine mondial que représentent les dernières forêts intactes du Québec.

« Les esprits ont évolué »

Guy Coulombe applaudit le gouvernement pour sa réforme du régime forestier, une initiative « majeure » selon lui.

L'auteur d'un volumineux rapport sur la forêt, qui avait fait beaucoup de bruit lors de sa publication en décembre 2004, est d'avis que Québec réoriente le régime forestier dans le bon sens et en droite ligne avec ses recommandations.

« C'est majeur comme virage. L'aspect le plus délicat du problème, ce sera dans l'exécution de ça, la mise en place. Mais sur l'orientation globale, je pense que c'est une excellente orientation », a déclaré M. Coulombe, lors d'un entretien téléphonique avec la Presse canadienne, jeudi, à la suite de la publication du livre vert sur la refonte du régime forestier.

M. Coulombe a même affirmé qu'en 2004, il avait jonglé avec l'idée d'inclure dans son rapport la transformation des CAAF en un mélange de droit de premier preneur et de Bourse de la forêt, soit exactement ce qui constitue le coeur de ce qu'a annoncé le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, jeudi, dans son livre vert.

Il raconte qu'à cette époque, déjà, il était convaincu que cette transformation viendrait « tôt ou tard », et il se dit heureux de voir que « les esprits ont évolué » à ce propos.

Quant à savoir si l'industrie acceptera de bon gré un changement aussi important, il s'est montré optimiste. « Si c'est bien mené, si c'est bien conduit, j'ai l'impression que l'industrie va embarquer là-dedans », a-t-il fait valoir.

En 2004, le rapport Coulombe, qui contenait 81 recommandations, concluait que la forêt québécoise était surexploitée par l'industrie, et qu'il fallait donc revoir à la baisse le calcul de la possibilité forestière, soit le volume de bois consenti à l'industrie.

Avec les informations de La Presse canadienne

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