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Canadiens sous surveillance... non nécessaire

Radio-Canada

La commissaire à la protection de la vie privée critique sévèrement la GRC pour avoir conservé illégalement des dossiers non pertinents. Ceux-ci contiennent des informations confidentielles sur des milliers de citoyens.

La commissaire à la vie privée du Canada sert une série de reproches à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour des dossiers secrets contenant des informations personnelles sur des milliers de Canadiens.

Dans un rapport déposé au Parlement mercredi, la commissaire Jennifer Stoddart affirme que la GRC a conservé beaucoup plus longtemps que nécessaire des informations erronées et des rapports d'enquête sur des citoyens qui n'ont fait l'objet, finalement, d'aucune accusation. En agissant ainsi, Mme Stoddart dit que la GRC a enfreint à la fois la loi et ses propres politiques.

En tout, des milliers de dossiers se trouvent dans ces banques de données qui sont un véritable fourre-tout, ce qui les rend, selon Mme Stoddart, carrément « inconsultables ».

Mme Stoddart a donné comme exemple que des citoyens pourraient voir leur nom enregistré dans ces banques de données, car un voisin aurait transmis un renseignement, ou parce qu'ils se seraient retrouvés tout simplement à la mauvaise place au mauvais moment.

Selon elle, le fait que ces renseignements soient conservés, plutôt qu'effacés, a nui à plusieurs des citoyens quand ils ont cherché par la suite un emploi ou ont voulu traverser la frontière. Jennifer Stoddart estime que plus de la moitié des dossiers conservés dans des banques secrètes devraient être éliminés.

Peu après la présentation du rapport, la GRC a indiqué qu'elle acceptait les recommandations de Mme Stoddart et s'est engagée à les mettre en oeuvre. La police fédérale devra donc revoir tous les fichiers conservés dans ces banques de données.

La GRC promet aussi de donner une meilleure formation aux employés qui utilisent, gèrent et surveillent ces fichiers. Elle entend également faire réviser ces banques de données par des spécialistes tous les deux ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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