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Manifestations monstres contre les FARC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelque deux millions personnes se sont rassemblés en Colombie afin de dénoncer les enlèvements et les assassinats perpétrés par les FARC.

Plus de deux millions de personnes ont manifesté lundi en Colombie, et des milliers à travers le monde, afin de dénoncer la violence et les prises d'otages perpétrées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ils ont voulu réclamer la libération de tous les otages détenus par la guérilla marxiste.

Selon les autorités policières, seulement dans la ville de Bogota, 1 125 000 de personnes sont descendues dans les rues munies de drapeaux et portant des T-shirts blancs aux slogans, « Plus d'enlèvements, plus de mensonges, plus d'assassinats, plus de FARC », et en scandant « Non aux prises d'otages ! » ou encore « Non ça suffit! ».

Des manifestants, principalement des ressortissants colombiens, se sont aussi rassemblés dans quelque 160 villes dans le monde dont, en Espagne, en Australie, au Canada, aux États-Unis et au Venezuela.

L'idée d'une manifestation anti-FARC est l'initiative d'un groupe d'étudiants sur le site Internet Facebook à la suite de vidéos rendues publiques récemment montrant des otages, tenus captifs depuis 10 ans, enchaînés et désespérés. Ces images ont soulevé la colère de la population colombienne.

Le gouvernement du président Alvaro Uribe a lancé plusieurs appels à la manifestation au cours des derniers jours. D'ailleurs, les étudiants et les fonctionnaires ont été autorisés à faire l'école buissonnière ou à ne pas rentrer travailler afin de prendre part aux rassemblements.

Divisions face aux marches anti-FARC

L'appel à la mobilisation contre les FARC divise en Colombie et à l'étranger. Certains estiment que le président Alvaro Uribe tente de se faire du capital pour mousser sa politique de fermeté contre les FARC.

Les familles des otages détenus craignent maintenant des représailles des FARC contre leurs proches en captivité.

La famille de l'otage Ingrid Betancourt a vivement critiqué le rassemblement qui a attiré environ 200 personnes à Paris.

« Nous dénonçons une manipulation. C'est une marche de propagande qui, sous couvert d'être contre les FARC, est complètement organisée par le gouvernement », a dénoncé la soeur de l'otage, Astrid Betancourt.

Dimanche, les FARC, qui détiennent 700 otages, ont annoncé la possibilité de libérer prochainement trois ex-parlementaires capturés en 2001 et qui ont des problèmes de santé.

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