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À la recherche du Dr Horreur

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un résident de la région de Toronto, l'Indien Amit Kumar, est soupçonné d'être à la tête d'un réseau international de trafic d'organes.

Les autorités indiennes expliquent que le Dr Amit Kumar, recherché en vertu d'un mandat d'arrêt international lancé par Interpol, peut être n'importe où dans le monde. Le résident de Brampton, en Ontario, posséderait de nombreux passeports et des pièces d'identité contrefaites.

Le médecin de 40 ans, surnommé Dr Horreur par les médias indiens, est soupçonné de diriger un réseau de transplantations illégales de reins en Inde.

Au cours des huit dernières années, il aurait fait quelque 500 transplantations d'organes provenant de paysans indiens en utilisant la force ou en promettant des compensations financières.

Certains patients auraient payé jusqu'à 50 000 $ pour recevoir un nouveau rein. Les transplantations se faisaient dans une maison de Gurgaon, près de Delhi, convertie illégalement en clinique, mentionne Interpol. Selon les autorités indiennes, le médecin n'était pas qualifié pour pratiquer de telles opérations et trois personnes auraient perdu la vie dans cet établissement.

D'après les voisins d'Amit Kumar, sa femme et lui ont emménagé dans leur maison des environs de Toronto il y a environ un an avec leurs deux fils. Le Dr Kumar affirmait, selon eux, qu'il était chirurgien cardiovasculaire. La richesse de la résidence et du véhicule contrastent avec la pauvreté de certaines des présumées victimes du réseau, dont les reins auraient parfois été obtenus sous la menace d'une arme à feu.

La Gendarmerie royale du Canada demeure avare de commentaires dans cette affaire. Elle confirme cependant collaborer avec les autorités indiennes.

Une dizaine de personnes ont déjà été arrêtées en Inde dans ce qui semble être le plus grand réseau de trafic d'organes jamais démantelé dans ce pays. Interpol a aussi lancé un mandat d'arrestation international pour retrouver le Dr Jeevan Rawat, 36 ans, dans cette même affaire.

Payer pour un organe?

Le président de l'organisme ontarien responsable des dons d'organes en Ontario dit ne pas être surpris par les allégations des médias indiens, qui rapportent que des Canadiens auraient acheté des organes à la présumée organisation.

Frank Markel, du Réseau Trillium pour le don de vie, mentionne que 1650 personnes sont en attente d'une greffe d'organe en Ontario seulement. Selon lui, une personne meurt tous les trois jours dans la province faute d'obtenir un organe à temps. Le cas des personnes en attente d'un rein est souvent moins tragique, car elles survivent grâce à la dialyse, mais leur attente peut se prolonger durant huit ans.

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