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L'ADQ défend la rigueur

Radio-Canada

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, exige à son tour un moratoire sur la réforme scolaire et souhaite le retour de la discipline et de l'autorité dans les classes.

Dans un discours devant la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a exigé à son tour, jeudi, un moratoire sur la réforme scolaire.

Mercredi, dans le Le Devoir, l'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry, l'ex-ministre Joseph Facal, l'ex-conseiller politique Jean-François Lisée et le président de la commission politique du Parti québécois, François Rebello, réclamaient un moratoire sur l'implantation de la réforme de l'éducation.

Mario Dumont, lui, estime que la réforme implantée il y a dix ans a été kidnappée par la bureaucratie et a transformé les élèves en rats de laboratoire.

Selon lui, il est temps de recentrer l'enseignement sur les apprentissages de base et surtout de ramener l'ordre dans les salles de classe. Il suggère entre autres l'adoption d'un code de conduite qui comprendrait le vouvoiement entre maître et élève.

« Le Québec a besoin d'un leadership fort en éducation pour que des mots disparus, des mots qui sont presque devenus des tabous, comme la culture de l'effort, l'excellence, la rigueur, la discipline refassent leur apparition par la grande porte dans les écoles du Québec », dit-il.

Le chef de l'opposition officielle a précisé que la diminution du taux de réussite témoignait de l'échec de la réforme.

Selon lui, un consensus assez large se dégage en ce moment au Québec en faveur d'un moratoire sur la réforme de l'éducation.

Réaction de la ministre

En point de presse, la ministre québécoise de l'Éducation, Michelle Courchesne, a souligné que la situation dans les écoles était beaucoup plus complexe que ne le pense Mario Dumont. Elle a rappelé que le chef de l'opposition officielle avait déjà émis des opinions tranchées sur le système scolaire.

« Il y a eu l'opération d'abolition des commissions scolaires, et là, tout à coup, ce sera la braise de la discipline. C'est comme si M. Dumont, toujours sur des sujets très faciles, lance ces idées-là, mais ça s'arrête là, c'est très court », a déclaré la ministre.

Rappelons que l'automne dernier, Mario Dumont avait déposé une motion de censure qui blâmait le gouvernement pour sa défense des commissions scolaires. Il affirmait que la participation anémique aux élections scolaires ne justifiait pas le maintien de ces structures. Cette motion a été défaite par les libéraux et les péquistes à l'Assemblée nationale, ce qui a permis la survie du gouvernement minoritaire de Jean Charest.