•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Moratoire sur les transferts

Radio-Canada

Le Canada a cessé de remettre des prisonniers afghans aux autorités locales, début novembre, en raison d'allégations de torture.

Le gouvernement canadien a, dans la plus grande discrétion, arrêté de transférer des prisonniers afghans aux autorités locales il y a un peu moins de trois mois.

« Les autorités canadiennes ont été informées le 5 novembre 2007 [...] d'une allégation crédible de mauvais traitement perpétré contre un détenu transféré par le Canada à un centre de détention afghan. En conséquence, il n'y a pas eu de transfèrement aux autorités afghanes depuis », indique une lettre du ministère de la Justice remise à la section canadienne d'Amnistie internationale et à l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique (BCCLA). Les deux groupes ont publié un communiqué conjoint à ce sujet mercredi.

La lettre ajoute que le Canada « recommencera le transfèrement de détenus lorsqu'il pensera être en mesure de le faire en respectant ses obligations légales internationales ».

Jeudi, une audience est prévue en cour, concernant l'arrêt des transfèrements des prisonniers afghans. Les deux groupes reprochent d'ailleurs au gouvernement Harper de ne révéler ces nouvelles informations que parce qu'il est confronté à la justice.

Au début de 2007, le gouvernement de Stephen Harper avait vigoureusement rejeté les allégations selon lesquelles les talibans remis aux autorités afghanes étaient soumis à la torture, ce qui violerait la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre.

Le premier ministre Stephen Harper avait laissé entendre que l'opposition prenait parti pour les talibans en défendant les droits des prisonniers.

Ottawa avait tout de même signé une entente avec le gouvernement d'Hamid Karzaï pour s'assurer d'un suivi lors des transferts des prisonniers.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.