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« Rien contre l'Iran », dit Al-Fayçal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2008 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré la tension toujours vive entre Washington et Téhéran, le ministre saoudien des Affaires étrangères refuse de considérer la République islamique comme une menace et souligne son importance dans la région.

L'Arabie saoudite ne semble pas prête à soutenir le président américain George W. Bush dans sa tentative d'isoler l'Iran sur la scène internationale.

C'est ce qu'a laissé entendre le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse conjointe avec la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, mardi. « L'Iran est un pays voisin, un pays important dans la région. Nous n'avons bien sûr rien contre l'Iran », a déclaré le prince Al-Fayçal, en réponse à un journaliste qui lui demandait si Téhéran était une menace.

Dimanche, le président Bush a qualifié la République islamique de « principal État à parrainer le terrorisme dans le monde ». M. Bush avait aussi fait référence à un incident survenu dans le détroit d'Ormuz impliquant des vedettes iraniennes et des bâtiments américains. Il a averti Téhéran qu'il s'exposait à de « graves conséquences » s'il attaquait des navires américains.

Du pétrole, SVP

Plus tôt mardi, le président Bush a visité le « ranch » du roi saoudien Abdallah, à Al-Djanadriyah, près de Riyad, dernière étape de sa visite dans le royaume wahhabite.

Quelques heures avant son arrivée, le président Bush a fait savoir qu'il comptait profiter de cette rencontre pour demander au roi d'augmenter la production de pétrole de son royaume.

Cette perspective n'a pas semblé ébranler le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, qui a déclaré un peu plus tard: « Nous augmenterons la production quand le marché le justifiera, voilà notre politique. »

Dans des déclarations faites mardi matin dans la capitale Riyad, M. Bush s'est plaint que « que les prix du pétrole sont très élevés ». Cette situation, a-t-il dit, est « dure pour l'économie » américaine.

Au cours d'une table ronde avec des entrepreneurs saoudiens, M. Bush a déclaré qu'il comptait dire au roi qu'il espère « qu'au moment où l'OPEP [Organisation des pays producteurs de pétrole] envisage différents niveaux de production, [elle] comprenne que si l'économie de l'un de ses plus gros consommateurs souffre, cela signifiera moins d'achats et moins de pétrole et de gaz vendu. »

Au sujet de la prochaine réunion ministérielle des membres de l'OPEP, à Vienne, le 1er février, M. Nouaïmi a indiqué que l'organisation examinerait « toutes les données disponibles, telles que la demande prévue, l'offre disponible et particulièrement les niveaux des stocks dans le monde », et qu'elle prendrait ses décisions « en fonction de cela ».

Le prix du baril de pétrole a récemment franchi le cap symbolique des 100 $US. Si le président Bush tente d'influer sur la production de pétrole pour faire baisser le prix de l'essence, l'OPEP dénonçait encore récemment d'autres facteurs, comme la spéculation, la faiblesse du dollar américain et les tensions géopolitiques dans le monde. La demande toujours croissante en Inde et en Chine pousse également les prix à la hausse.

Quoi qu'il en soit, les consommateurs américains font indubitablement les frais de la situation actuelle. L'American Automobile Association affirme que le prix moyen du gallon d'essence sans plomb aux États-Unis est passé de 2,24 $US à 3,07 $US (0,8244 $ canadien le litre) depuis un an, indique le New York Times. Cette situation est l'un des facteurs qui font dire à certains économistes que les États-Unis sont au bord d'une récession.

Le président Bush passe la nuit au « ranch » du roi Abdallah avant de quitter le pays pour l'Égypte, dernier arrêt de sa tournée de huit jours au Proche-Orient.

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